Éric Gros-Louis aurait remboursé deux entrepreneurs

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L'ex-chef de police de Wendake, Éric Gros-Louis, est accusé d'avoir fraudé la nation huronne-wendat de 7000 $.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'ex-chef de police de Wendake Éric Gros-Louis aurait versé quelques milliers de dollars à deux entrepreneurs en avril 2012, soit durant la même période où le service de police lui a remis des chèques pour rembourser des dépenses d'informateurs.

L'entrepreneur en construction Jean-Mathieu Sioui et Jacques Côté, de Excavation Marcel Côté et fils, ont témoigné pour la poursuite, mercredi, en cette troisième journée du procès pour fraude d'Éric Gros-Louis, directeur de police congédié par le conseil de bande en février 2013.

À la demande de Gros-Louis, Jean-Mathieu Sioui a fait des travaux en mai et juin 2011 dans un bâtiment appartenant à la mère du chef de police.

Ce n'est qu'en avril 2012 qu'Éric Gros-Louis lui aurait remis un montant de 2000 $ en argent comptant. Le chef de police aurait fait le paiement final pour les travaux, soit 4000 $, par chèque en août. La défense a fait préciser au témoin qu'un litige sur les travaux a longtemps persisté.

Jacques Côté a, lui, fait un contrat d'excavation pour Éric Gros-Louis en juin 2011. Il devait remplir une tranchée sur un terrain à Lac-Beauport.

Malgré ses appels, l'entrepreneur a lui aussi dû attendre pour être payé. «Il me disait que ça ne lui adonnait pas», a témoigné Jacques Côté. En avril 2012, Éric Gros-Louis lui a remis 400 $ en quatre billets.

La poursuite a mis en preuve qu'au printemps 2012, la nation huronne-wendat avait remis trois chèques de 2000 $ à son directeur de police pour rembourser autant de paiements à des informateurs du service. Un autre chèque de 1000 $ a suivi en août.

Jean Vincent indisposé

Mis au courant, le vice-grand chef, Jean Vincent, a affirmé au juge Pierre L. Rousseau avoir été indisposé par une telle façon de faire.

«Des chèques étaient déposés dans son compte de banque, le cash était retiré et on perdait toute trace. Il n'y avait aucune reddition de comptes, a témoigné M. Vincent. Je n'avais jamais vu ça qu'un directeur se fasse faire des chèques à son nom personnel, les dépose dans son compte et retire l'argent pour payer des dépenses de la police.»

Selon le témoin, Éric Gros-Louis avait expliqué que le service de police de Wendake participait à un projet d'enquête avec la Sûreté du Québec et la GRC et devait défrayer des coûts de location de chambre d'hôtel, d'équipements de surveillance.

Selon le directeur Gros-Louis, une entente prévoyait que cette somme serait remboursée par le ministère de la Sécurité publique. «L'entente n'existait pas», a affirmé Jean Vincent.

Éric Gros-Louis devrait commencer à présenter sa défense à partir de jeudi.

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