Université Laval: Thierno-Oury Barry accusé d'agression sexuelle

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«Pour certains chefs, on précise qu'il y a eu introduction par effraction avec commission d'un acte criminel à savoir une agression sexuelle», a précisé Me René Verret, porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

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(Québec) Thierno-Oury Barry, l'étudiant de 19 ans arrêté à la suite de la vague d'agressions survenue à l'Université Laval, fait maintenant face à 12 chefs d'accusation d'introduction par effraction ou de tentative d'introduction par effraction, dont 4 avec agression sexuelle.

Les nouvelles accusations ont été déposées mercredi au palais de justice de Québec. Les victimes alléguées sont âgées de 18 à 20 ans. Les actes ont été commis dans les résidences du pavillon Alphonse-Marie-Parent dans la nuit du 14 au 15 octobre.

Des 12 chefs, les plus graves sont les 4 accusations d'introduction par effraction avec agression sexuelle en vertu de l'article 348 (1) du Code criminel. «Pour certains chefs, on précise qu'il y a eu introduction par effraction avec commission d'un acte criminel, à savoir une agression sexuelle», précise Me René Verret, porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

«Compte tenu que ce sont des incidents qui ont eu lieu dans des maisons d'habitation, c'est passible de la prison à vie, ajoute-t-il. Ça reflète la gravité objective du crime qu'on lui reproche.» Par comparaison, une agression sexuelle sur une personne adulte, sans être commise dans le contexte d'une introduction par effraction, est passible d'une peine minimale de 10 ans.

À cela s'ajoutent six accusations d'introduction par effraction avec l'intention de commettre un crime, soit une agression sexuelle, et deux chefs de tentative d'introduction par effraction.

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Thierno-Oury Barry

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Le Service de police de la Ville de Québec a arrêté Barry dans un appartement de Sainte-Foy, dans la nuit du 22 octobre, une semaine après les événements. Il a aussi appréhendé un autre suspect âgé de 20 ans. Ce dernier a été libéré la journée même de son arrestation avec promesse de comparaître. Son implication exacte dans cette affaire reste à déterminer. On sait qu'il habitait le pavillon Alphonse-Marie-Parent, où les crimes ont été commis.

Thierno-Oury Barry, qui était inscrit au baccalauréat en économique avant d'être expulsé du campus, est demeuré impassible dans le box des accusés pendant sa courte présence, jetant à l'occasion de brefs regards vers son avocate, Me Geneviève Bertrand, et la salle.

Il demeure derrière les barreaux jusqu'à sa prochaine comparution. En effet, le procureur de la Couronne au dossier, Me François Godin, s'est opposé à sa remise en liberté. L'accusé doit revenir en cour le vendredi 4 novembre pour y subir son enquête sous cautionnement. Il lui est interdit de communiquer du centre de détention avec les présumées victimes.

Sophie Chiasson se sent «interpellée»

L'animatrice de télévision Sophie Chiasson assistait, mercredi, à la comparution de Thierno-Oury Barry.

À la sortie du tribunal, elle a confié aux médias avoir été touchée par les événements survenus à l'Université Laval. Elle était à la vigile tenue la semaine dernière en soutien aux victimes et devait participer à la manifestation prévue mercredi soir pour dénoncer la banalisation des agressions sexuelles contre les femmes.

«Toute la violence qui est faite envers les femmes, je me sens interpellée, et c'est une cause dans laquelle je serai de plus en plus impliquée», a-t-elle indiqué, sans vouloir dévoiler le projet auquel elle est associée.

«Je suis une femme et une ancienne résidente du pavillon Parent. Je suis énormément touchée. On parle ici d'un fléau social. Que ce soit Laval ou ailleurs, des agressions, des abus, j'aimerais ça qu'on parle de toutes les violences faites aux femmes. Pas à pas, on va avancer ensemble», conclut-elle.

Sophie Chiasson avait aussi fait les manchettes à la suite d'un procès en diffamation hautement médiatisé intenté contre l'animateur Jeff Fillion. En 2005, le tribunal lui accordait 300 000 $ en dommages et intérêts.

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