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Le procureur de la Couronne tentera de prouver hors de tout doute raisonnable que l'ex-chef de police Éric Gros-Louis, congédié depuis janvier 2013, a fraudé la nation huronne-wendat pour 7000 $.

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(Québec) Éric Gros-Louis, fraudeur ou victime?

L'ex-chef de police de Wendake Éric Gros-Louis a-t-il fraudé la nation huronne-wendat ou est-il innocent et victime d'un complot, comme le clament ses supporteurs?

À quatre jours des élections à Wendake, le procès d'Éric Gros-Louis s'est ouvert lundi au palais de justice de Québec.

En habit bleu foncé, les chaussettes bien assorties à sa cravate rouge, Éric Gros-Louis, 43 ans, s'installe dans la salle d'audience comme dans un bureau. Il prend beaucoup de notes et n'hésite pas à les communiquer à ses deux avocates.

Dans le fond de la salle, l'actuel directeur du service de police de Wendake, Daniel Langlais, écoute attentivement le débat. C'est à ce chef de police expérimenté que le ministère de la Sécurité publique a demandé de prendre la relève lorsque la tourmente a éclaté, il y a près de quatre ans.

Le procureur de la Couronne Me Juan Manzano commence sa preuve. Il tentera de prouver hors de tout doute raisonnable que Gros-Louis, congédié depuis janvier 2013, a fraudé la nation huronne-wendat pour une somme de 7000 $.

Au coeur du litige, trois reçus de paiements à une source codée du service de police de Wendake. 

Selon la poursuite, ces reçus sont factices et n'ont servi à payer aucun renseignement criminel, contrairement à ce qu'Éric Gros-Louis prétend.

Les deux avocates de Gros-Louis, Me Sophie Dubé et Me Caroline Gravel, s'inquiètent de l'anonymat de la source codée, qui pourrait être mis à mal par leurs contre-interrogatoires. Elles proposent que certaines parties du procès se fassent à huis clos. Le juge Pierre L. Rousseau refuse; les débats resteront publics.

Un premier policier de Wendake, Marc Duchesneau, a expliqué sa surprise lorsque, en décembre 2012, il a vu ses initiales et son matricule sur des reçus de paiement à une source.

Il a dit avoir été fâché de voir que son directeur Éric Gros-Louis avait initialisé le reçu à sa place et n'aurait pas hésité à le lui dire. 

Selon Marc Duchesneau, Éric Gros-Louis lui a répondu qu'il croyait lui en avoir parlé. Lors d'une rencontre subséquente dans le garage personnel de Duchesneau, Gros-Louis lui aurait demandé de faire comme s'il était au courant. Ce que le policier Duchesneau aurait refusé de faire.

Double autorisation

Une directive du service de police de Wendake, édictée en 2010 par le directeur Gros-Louis, stipule qu'un paiement d'informateur doit être autorisé par au moins deux personnes.

Le sergent-détective Jean Duchesneau de Wendake a témoigné avoir été surpris par l'ampleur des montants versés à cette source. «Je n'avais jamais vu ça dans l'histoire du service de police de Wendake», a dit Jean Duchesneau.

La source qui aurait reçu les paiements de 7000 $ a bel et bien été rencontrée par Éric Gros-Louis et Marc Duchesneau en janvier et février 2012. 

Marc Duchesneau a rédigé un rapport d'une dizaine de pages à la suite de la deuxième rencontre.

Les informations divulguées par la source n'auraient donné lieu à aucune perquisition ni arrestation.

Le policier Jean Duchesneau a indiqué au juge que les reçus qui, selon lui, ont été rédigés par Éric Gros-Louis ont été pris dans le calepin général qui sert à tout le personnel du service de police et non dans le calepin consacré à la rémunération de la dizaine de sources. Ce calepin se trouve dans son classeur.

Le procès est prévu pour sept jours.

Kamouraska: collision fatale entre un train et une voiture

Une collision entre un train de marchandises et un véhicule survenue lundi à Saint--Germain-de-Kamouraska a été fatale pour une dame de 76 ans. 

La Sûreté du Québec a reçu un appel vers 16h pour un accident qui s'était produit à un passage à niveau de la route Saint-Germain à Saint-Germain-de-Kamouraska. L'impact s'est produit alors que l'auto se dirigeait vers le sud, tandis que la locomotive circulait en direction ouest. La conductrice, qui était seule à bord de sa voiture, a été transportée d'urgence à l'hôpital de La Pocatière, où son décès a été constaté. 

Pour l'instant, les circonstances de l'accident demeurent inexpliquées. «On a un policier en enquête collision qui a été mandaté sur place, mentionne la porte-parole de la Sûreté du Québec, Ann Mathieu. Il y a plusieurs personnes qui ont été rencontrées à titre de témoins relativement à cet événement-là. On va colliger toutes les informations qu'on aura recueillies, autant de la scène qui a été expertisée que des différents témoins rencontrés. On pourra ensuite transmettre le dossier au coroner.»

Comme dans tout accident mortel, les enquêteurs passeront en revue les derniers moments de vie de la victime. «Il est clair qu'on va rencontrer tous les gens qu'elle a pu voir et auxquels elle a pu parler dans les dernières 24 heures, précise la sergente Mathieu. Donc, on va également connaître l'itinéraire de cette dame-là.» L'identité de la septuagénaire, une résidente de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, devrait être dévoilée mardi.  Johanne Fournier

Sept ans de prison pour un homicide au marteau raté

Un homme de Lévis de 38 ans, Philippe Bernard, a été condamné lundi à purger sept ans de pénitencier pour avoir attaqué son ex-­conjointe à coups de marteau.

Après 10 ans de vie commune, le couple se sépare en août 2014. Philippe Bernard est à faire des rénovations dans la maison. Son ex-conjointe passe pour récupérer un objet oublié. Ses trois filles attendent dans l'auto, en route pour se rendre à une fête.

Une chicane éclate. Philippe Bernard tente d'étrangler son ex. Il saisit ensuite son marteau et lui donne trois ou quatre coups à la tête. La femme se débat. Il la pousse dans une chambre et essaye à nouveau de l'étrangler. Ensuite, l'homme sort un X-Acto et menace la jeune femme. Cette dernière réussit à se sauver chez un voisin qui appelle le 9-1-1.

Victime marquée à jamais

Par la voix de la procureure de la Couronne Me Nathalie Leroux, la victime a exprimé à quel point elle n'avait plus jamais été la même depuis les événements. Elle a fait des séjours en psychiatrie et combattu une dépendance à la drogue et à l'alcool. «Lorsque c'est insupportable, je vais dans le bois pour crier, dit-elle. Parfois, le mal-être est si fort que j'ai du mal à respirer.»

Accusé de tentative de meurtre, Philippe Bernard a plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves. Une fois soustraite la détention provisoire, il aura encore quatre années de pénitencier à purger pour ce que le juge a qualifié d'homicide raté.  Isabelle Mathieu

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