L'Université Laval admet des lacunes dans sa gestion de crise

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Faisant le point samedi après l'arrestation de deux étudiants de l'Université Laval, le vice-recteur principal, Éric Bauce, a admis que des lacunes ont été relevées dans la gestion de crise et que l'établissement allait y voir rapidement.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Après avoir défendu sa gestion de crise et s'être donné une note quasi parfaite de 9,5 sur 10, l'Université Laval a admis samedi qu'elle n'avait aucun protocole pour faire face à des plaintes d'agression sexuelle en série dans ses résidences.

La réaction de l'Université Laval à la vague d'intrusions et d'agressions sexuelles sur le campus a été vivement critiquée dans les heures et les jours qui ont suivi les événements. Ce mécontentement s'est notamment manifesté mercredi soir lorsque le recteur Denis Brière a été chahuté pendant le rassemblement en soutien aux victimes. Certains manifestants l'ont carrément invité à démissionner.

Faisant le point samedi après l'arrestation de deux étudiants de l'Université Laval, le vice-recteur principal, Éric Bauce, a admis que des lacunes ont été relevées dans la gestion de crise et que l'établissement allait y voir rapidement.

«Il faut comprendre qu'on a des protocoles pour divers types de crise. On a des protocoles qui vont d'un avion qui tombe sur le centre d'achats à côté jusqu'à un tireur fou, mais on n'avait pas de protocole pour des agressions sexuelles en série dans les résidences. On va travailler là-dessus», a-t-il expliqué, ajoutant que la direction s'est rabattue sur les «protocoles généraux». «On va développer un protocole particulier pour ce type d'événement là», a-t-il ensuite assuré.

Maintien d'une sécurité accrue

M. Bauce a déclaré que toutes les mesures de sécurité supplémentaires mises en place cette semaine seront maintenues. Les portes principales des bâtiments des résidences demeureront donc verrouillées 24 heures sur 24 et des agents continueront d'assurer une présence permanente des lieux.

Interrogé à savoir si trop de sécurité pouvait être contraignante pour les résidents, M. Bauce a reconnu qu'il fallait trouver un entre-deux. «Il y a un équilibre à faire entre la sécurité et [la qualité] du milieu de vie.» L'Université Laval mettra en branle un audit pour revoir l'ensemble des mesures de sécurité dans ses résidences. Les résidentes et les résidents seront consultés, a souligné M. Bauce.

Critiqué pour son manque d'empathie envers les victimes à la suite de sa première sortie publique 72 heures après les présumés crimes, Denis Brière a visiblement tenté de corriger le tir dans son allocution de samedi.

«Il s'agit d'une excellente nouvelle pour les victimes, pour nos résidentes et certainement pour l'ensemble des membres de notre communauté universitaire», a déclaré le recteur d'entrée de jeu.

«Ces arrestations ne répareront jamais tout le tort causé aux victimes, jamais. Nous tenons à leur témoigner encore une fois toute notre compassion, et nous continuerons à leur offrir notre support pour surmonter ces épreuves difficiles. Encore une fois, je réitère que tous nos services sont mobilisés pour soutenir les victimes de ces assauts inacceptables», a-t-il poursuivi. «Je tiens à remercier les victimes d'avoir eu l'immense courage de dénoncer et de porter plainte.»

M. Brière a quitté la conférence de presse sans parler aux journalistes, préférant laisser son collègue Éric Bauce répondre aux questions.

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