Cause portée en appel: le juge était partial, invoque Perreault

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Le 29 septembre, après un peu moins de trois jours de délibérations, le jury au second procès a déclaré Alain Perreault coupable du meurtre prémédité de Lyne Massicotte.

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(Québec) Alain Perreault en appelle de son récent verdict de culpabilité en invoquant la partialité du juge lors du dernier procès.

Le 29 septembre, après un peu moins de trois jours de délibérations, le jury au second procès a déclaré Alain Perreault coupable du meurtre prémédité de Lyne Massicotte.

Les jurés ont accepté la théorie de la poursuite voulant que Perreault avait étranglé la mère de famille de Chambly parce qu'elle avait repoussé ses avances. L'accusé avait avoué son crime au grand patron d'une fausse organisation criminelle à l'occasion d'une opération Mister Big.

Justice n'a pas été rendue avec ce verdict, estiment les procureurs d'Alain Perreault dans leur avis d'appel déposé vendredi en fin de journée à la Cour d'appel. Selon les avocats de la défense, le juge Richard Grenier de la Cour supérieure, qui présidait le second procès, a agi avec partialité et ses opinions, nombreuses et tranchées, penchaient en faveur de la poursuite.

Pour les avocats Me Stéphane Beaudoin et Me Julien Bolduc, le juge Grenier a posé des questions aux témoins de la défense pour les embêter et les discréditer aux yeux du jury.

De plus, durant le contre-interrogatoire d'Alain Perreault, alors que l'accusé passait un mauvais quart d'heure, questionné par la procureure de la Couronne Me Lyne Morais, «le juge de première instance n'a pu retenir un sourire de satisfaction», allèguent les avocats de défense.

Lors de ses directives finales au jury, le juge Richard Grenier aurait relevé des contradictions dans le témoignage de l'accusé, mais n'a soulevé aucun élément pouvant susciter un doute raisonnable avec l'aveu, créant un déséquilibre entre les parties.

«Aveu révélateur»

Immédiatement après le verdict, le juge Grenier a dit aux jurés qu'il aurait pris la même décision qu'eux. «Cet aveu est très révélateur et pourrait expliquer les nombreuses interventions du juge de première instance à l'encontre de la défense», estiment les avocats de Perreault.

Mes Beaudoin et Bolduc croient que le juge Grenier a de plus commis une erreur de droit en déclarant admissible en preuve la déclaration vidéo des aveux. Rappelons que les aveux ont déjà été déclarés admissibles par la Cour d'appel avant ce second procès.

Les avocats de Perreault en ont aussi contre le rythme accéléré du procès, prévu pour deux mois qui en aura pris moins d'un. «Au nom d'une saine administration de la justice, le juge de première instance a mis en péril le droit de l'appelant-accusé à une défense pleine et entière, rendant très difficile la préparation quotidienne de ses procureurs», écrivent Mes Beaudoin et Bolduc.

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