Un chauffeur retraité du RTC aurait fait trois autres victimes d'agression sexuelle

L'accusé tentait d'obtenir sa remise en liberté, mercredi,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

L'accusé tentait d'obtenir sa remise en liberté, mercredi, au palais de justice de Québec.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Un chauffeur retraité du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Pierre Lapointe, déjà accusé d'avoir séquestré et forcé une escorte à lui faire une fellation en la menaçant avec un fusil, aurait fait trois autres victimes d'agression sexuelle.

L'homme de 58 ans, officiellement à la retraite depuis novembre après 22 ans au RTC, tentait mercredi d'obtenir sa remise en liberté durant les procédures afin de faire une thérapie fermée pour traiter son problème de toxicomanie. Il a échoué.

Après avoir entendu les faits allégués par la poursuite, la juge Hélène Bouillon a conclu que la sécurité du public pouvait être mise en péril par les comportements de Lapointe.

Impossible de faire confiance, ajoute la juge, à un homme qui a dit aux policiers que les conditions que la cour pouvait lui émettre étaient des «banalités» et que la procureure de la Couronne ne vaut pas mieux qu'une «truie».

Lapointe a été arrêté en avril pour un crime qu'il aurait commis en janvier, à Val-Bélair. Aidé d'une complice, il est accusé d'avoir séquestré une escorte, menaçant de lui trancher la gorge si elle criait. Intoxiqué, il aurait attaché la jeune femme, lui aurait bandé les yeux avec du ruban adhésif et l'aurait amenée jusque chez lui en voiture. Lapointe aurait ensuite exigé une fellation, pointant une arme à feu sur la tête de l'escorte durant tout le service sexuel.

L'escorte a réussi à se sauver lorsqu'on l'a envoyée au dépanneur faire des achats.

Après la médiatisation de l'arrestation de Pierre Lapointe, trois autres personnes, un homme et deux femmes, ont communiqué avec la police de Québec en affirmant qu'ils avaient été agressés sexuellement entre les années 1974 et 1994. Les gestes allégués vont des attouchements jusqu'à la fellation forcée. Tous étaient des membres de l'entourage de Lapointe.

L'homme a donc été arrêté de nouveau en septembre, d'autant plus qu'il aurait brisé ses conditions de remise en liberté en continuant à fréquenter des escortes.

Dépression et cocaïne

L'accusé a expliqué avoir été victime d'une agression sexuelle alors qu'il servait comme chauffeur militaire à Chypre, en 1977. Sa vie n'a plus jamais été la même et ses problèmes de consommation ont commencé.

Depuis au moins 30 ans, il a enchaîné les épisodes de dépression sévère, dit-il. «La dépression m'amène à consommer de la cocaïne, et la cocaïne fait que je deviens déviant», a expliqué le quinquagénaire.

La juge Bouillon a convenu avec lui qu'il avait besoin d'une thérapie. Il devra faire face à la justice avant.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer