Demande d'absolution pour une agression à la patère

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) L'absolution est loin d'être un automatisme, surtout en matière de crime familial, a rappelé hier la juge Christine Gosselin de la Cour du Québec, en renvoyant les parties faire leurs devoirs.

Un électricien à l'emploi de la Ville de Québec, Gary Rowley, 50 ans, venait de se reconnaître coupable de voies de fait ayant causé des lésions et de menace.

Un soir de beuverie, le 20 février dernier, Rowley a piqué une crise et a défoncé la porte de la chambre dans laquelle sa conjointe et son fils s'étaient réfugiés.

Armé d'un patère, il a foncé sur son garçon de 21 ans et l'a atteint légèrement au nez.

Les policiers ont procédé à son arrestation et il a pu reprendre sa liberté durant les procédures.

Depuis l'hiver dernier, l'électricien a entrepris une thérapie avec un psychothérapeute et fréquente les Alcooliques anonymes une fois par semaine. Sa femme et son fils n'entretiennent pas de crainte à son endroit et sont heureux des progrès faits.

Pour régler le dossier criminel, la Couronne avait fait une offre d'absolution conditionnelle à une probation de deux ans, comprenant une interdiction de consommer de l'alcool.

Alors que les parties espéraient un entérinement rapide de leur suggestion, la juge Gosselin a plutôt froncé les sourcils devant le peu d'éléments mis sur la table pour justifier l'absolution conditionnelle.

«L'absolution, ce n'est pas un automatisme, a-t-elle rappelé. Il y a un seuil de preuve qu'il faut franchir et vous êtes bien loin.»

D'autant plus, ajoute la juge, que le dossier n'en est pas un de possession simple de stupéfiants, mais de voies de fait lésions en matière familiale.

Crainte de congédiement

L'électricien, employé de la Ville de Québec depuis 16 ans, disait craindre le congédiement.

Rien dans la convention collective des employés cols bleus ni dans les règles en matière d'éthique et de conduite ne fait un lien entre un casier judiciaire et un congédiement.

Toutefois, les membres de certains corps d'emploi, comme les policiers et les avocats, ne peuvent garder leur poste avec des antécédents criminels, précise-t-on au service des communications.

Le dossier sera ramené à la cour le 19 octobre.

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