Le «fléau» des cellulaires au volant

La police de Québec a mené lundi matin... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La police de Québec a mené lundi matin une opération contre l'utilisation du cellulaire au volant, notamment sur la rue Dorchester.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Une opération policière menée pendant deux heures lundi matin à Québec a permis de remettre 33 constats d'infraction pour l'utilisation du cellulaire au volant, un «fléau», selon Nancy Roussel, de la police de Québec.

«C'est beaucoup, mais c'est pas surprenant si on pense à la sorte d'infractions» visée par l'opération, mentionne-t-elle. «On était conscients qu'il y en aurait beaucoup.» D'ailleurs, elle estime qu'«il y aurait eu plus d'infractions s'il y avait eu plus de policiers» sur le terrain.

L'intervention du Service de police de Québec, réalisée entre 7h45 et 9h45 lundi matin, a visé trois secteurs : la rue Dorchester, entre les rues Saint-Joseph Est et des Commissaires Est, l'intersection du chemin des Quatre-Bourgeois et de la rue Roland-Beaudin et l'intersection des boulevards Mathieu et Henri-Bourassa.

De 2008 à 2014, le nombre d'infractions coupables remises pour cellulaire au volant dans la région de la Capitale-Nationale a quintuplé, passant de 583 à 2566, tandis que de telles infractions dans la Chaudière-Appalaches étaient huit fois plus nombreuses en 2014 qu'elles ne l'étaient en 2008.

À l'échelle nationale, la hausse est moins marquée, alors que le nombre d'infractions du genre a triplé entre 2008 et 2015. Et donnée encourageante : le nombre d'infractions coupables commises au Québec entre 2014 et 2015 a diminué de près de 20 %, passant de 67 866 à 55 043.

Il ne faut pas se réjouir trop vite, prévient toutefois Gino Desrosiers, porte-parole de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). «On commence peut-être à faire des gains, mais il serait trop tôt pour le crier haut et fort. [...] Il faudrait voir une tendance plus longue que sur une seule année.»

Il affirme que la distraction au volant dans son ensemble, donc pas seulement par le cellulaire, est une tendance qui augmente au Québec. Actuellement, la distraction est impliquée dans 32,5 % des accidents mortels, et cause, seule ou avec d'autres facteurs, la moitié des accidents de la route.

Et puisque l'utilisation du cellulaire, pour texter ou pour parler, est l'«une des distractions les plus prenantes au niveau cognitif», selon Gino Desrosiers, la SAAQ lance une deuxième campagne de sensibilisation en deux ans sur la question.

«Se foutre des conséquences»

Après celle de 2015 où l'on voyait des conducteurs qui «ne pouvaient s'empêcher de texter» provoquer des accidents, la SAAQ lance aujourd'hui la campagne «Texter au volant, c'est se foutre des conséquences».

«Les messages diffusés jusqu'au 16 octobre insisteront sur la négligence des personnes qui textent au volant, sans avoir conscience de l'environnement qui les entoure et des effets réels, parfois dévastateurs de leur inattention», peut-on lire dans un communiqué publié lundi par la SAAQ.

Les corps policiers québécois prendront part à cette campagne en menant une opération nationale concertée sur le cellulaire au volant, du 26 septembre au 2 octobre.

Depuis le 23 avril 2015, le nombre de points d'inaptitude liés à cette infraction est passé de trois à quatre, alors que l'amende qui s'y rattache demeure inférieure à 100 $. À titre comparatif, ceux qui utilisent leur cellulaire au volant en Ontario s'exposent à une amende de 490 $.

Légal ou pas?

Légal

  • Utiliser son cellulaire comme GPS si celui-ci est fixé au pare-brise ou au tableau de bord
  • Utiliser un casque d'écoute (avec ou sans fil) relié au cellulaire, à la condition de ne porter qu'un seul écouteur
Illégal

  • Tenir son cellulaire (ou tout autre appareil électronique avec écran) dans ses mains en conduisant, et ce, même à un feu rouge
  • Naviguer sur Internet au volant, même si le cellulaire est fixé au pare-brise ou au tableau
  • Modifier le choix musical sur son cellulaire en conduisant, même si celui-ci est fixé au pare-brise ou au tableau de bord
Sources : Société de l'assurance automobile du Québec et Protégez-vous

En chiffres

21 %

Taux de conducteurs qui avouent texter au volant

51 %

Taux de conducteurs qui avouent parler au téléphone en conduisant

4 à 6 secondes

Temps durant lequel un conducteur qui texte arrête de regarder la route

23

Nombre de fois qu'est plus susceptible de causer un accident celui qui utilise son cellulaire au volant

Sources : Société de l'assurance automobile du Québec

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