Procès d'Alain Perreault: un habitué de la rue Port-Dauphin

Alain Perreault, photographié par Le Soleil en 2004,... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Alain Perreault, photographié par Le Soleil en 2004, a toujours été considéré par la police de Québec comme le principal suspect dans la disparition de Lyne Massicotte.

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(Québec) Alain Perreault aurait confié aux enquêteurs qu'il avait l'habitude de se stationner rue Port-Dauphin, près du parc Montmorency, l'endroit même où la voiture de Lyne Massicotte a été retrouvée.

Les enquêteurs Sylvain Tremblay et Richard Lachance de la police de Québec vont rencontrer Alain Perreault dans son petit logement de la rue Mont-Thabor le 22 juillet 2003, cinq jours après la disparition de Lyne Massicotte. C'est la troisième fois que des policiers visitent Perreault depuis cinq jours.

Perreault leur ouvre la porte sans hésiter. Le trio s'installe pour une rencontre - cordiale, selon l'enquêteur Lachance - qui va durer 45 minutes.

Sylvain Tremblay mentionne à Perreault qu'il est un témoin important dans la disparition de Lyne Massicotte et qu'il peut avoir l'assistance d'un avocat s'il le désire. Alain Perreault répond qu'il en appellera peut-être un éventuellement.

Alain Perreault répète ensuite ce qu'il a déjà écrit la veille, dans une déclaration aux policiers. Le 17 juillet, il a eu une relation sexuelle avec Lyne Massicotte, une femme de Chambly qu'il a connue sur Internet. Incapable de conduire après avoir pris deux bouffées de marijuana, Alain Perreault dit avoir décidé de rester chez lui.

«Elle a pris le volant pour aller manger et a quitté sans plus vers 18h, écrit Alain Perreault. Je croyais qu'elle me rappellerait, mais ce ne fut pas le cas.»

Perreault écrit un courriel à Lyne Massicotte vers 21h pour, dit-il, la remercier et lui demander si elle est bien rentrée chez elle sans problème.

Alain Perreault confirme avoir reçu un appel de la soeur de sa visiteuse, inquiète d'être sans nouvelles. Il dit être ensuite allé se promener, sans préciser où, entre 23h30 et 0h30.

Vieux-Québec

Les enquêteurs veulent ensuite savoir si Lyne Massicotte a pu vouloir visiter le Vieux-Québec. Perreault répond que c'est possible, puisque c'est le quartier préféré des touristes.

Alain Perreault aurait alors dit spontanément qu'il avait l'habitude de se stationner face au parc Montmorency, rue Port-Dauphin, car les parcomètres arrêtent à 21h.

La veille, des agents de stationnement ont repéré le véhicule de Lyne Massicotte justement face au 20, rue Port-Dauphin.

«On a été bien surpris qu'il dise ça», a témoigné l'enquêteur Richard Lachance. «J'ai arrêté d'écrire, et on s'est regardé, avec l'enquêteur Tremblay.»

En contre-interrogatoire, l'avocat d'Alain Perreault Me Stéphane Beaudoin a fait remarquer à l'enquêteur que jamais, dans ses notes de la rencontre, il n'indique la rue Port-Dauphin ou le parc Montmorency dans les déclarations du témoin.

France Poulin, qui a brièvement fréquenté Alain Perreault en mai 2003, a témoigné qu'à une occasion, elle est allée se promener dans le Vieux-Québec avec lui. Perreault avait pris le volant, car elle n'aime pas conduire en ville. Il avait stationné la voiture sur Port-Dauphin, son endroit habituel, avait-il dit à sa compagne.

Ils ont continué à clavarder chaque soir ou presque. Surprise de ne pas avoir de nouvelles de son ami le soir du 17 juillet, elle lui écrit vers 23h. Elle lira sa réponse à son réveil le lendemain matin.

Une mystérieuse Pontiac

Un voisin d'Alain Perreault a témoigné avoir vu un homme déplacer un véhicule semblable à celui de Lyne Massicotte le soir du 17 juillet 2003.

Steve Martel était assis sur son balcon, rue de Lorraine, dans Limoilou, le soir de la disparition de Lyne Massicotte.

Il a affirmé aux jurés que, vers 23h, il a vu un homme s'approcher d'une Pontiac Sunfire noire quatre portes, semblable à celle de la disparue, devant son immeuble.

L'individu, un homme d'environ 6 pieds et 200 livres, a tenté de déverrouiller la porte du conducteur. Steve Martel dit l'avoir vu glisser sa main dans son t-shirt avant d'ouvrir la portière. L'individu serait ensuite entré dans l'auto et aurait reculé le banc du conducteur. Le moteur de l'auto s'est mis en marche, puis s'est arrêté. Le conducteur a ensuite redémarré l'auto et a cherché en vain à allumer les phares. Il a fini par se mettre en route, les phares éteints, et a tourné sur l'avenue de l'Émérillon.

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