Cyberattaque contre la CS des Appalaches

La classe iPad de la polyvalente de Black... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La classe iPad de la polyvalente de Black Lake serait la plus touchée à la suite de la cyberattaque contre la commission scolaire des Appalaches.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Des pirates informatiques paralysent depuis la fin de semaine le système informatique de la Commission scolaire des Appalaches (CSA), dans la région de Thetford Mines. Au total, 75 % des données de l'établissement auraient été perdues et l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec tente de régler le problème et d'identifier les responsables de cette cyberattaque.

Les directions des différentes écoles de la CSA ont rencontré leurs employés mercredi après-midi pour leur annoncer qu'ils devraient fort probablement se débrouiller sans le réseau informatique de la commission scolaire au moins jusqu'à la fin de la semaine.

C'est lors de ces rencontres, selon des employés qui y ont assisté, qu'on a annoncé que le système avait été fermé à la suite d'une attaque menée durant la fin de semaine par des pirates informatiques et que les trois quarts des données étaient perdues. Depuis mardi, il était entre autres devenu impossible pour les travailleurs d'entrer normalement dans le système en utilisant leur code.

Enseignants peu affectés

«Concernant les renseignements personnels, on semble nous dire qu'ils n'auraient pas été touchés par l'attaque», a déclaré au Soleil un employé de la CSA qui préfère taire son identité. «On ne sait pas si le système de paie et de perception des taxes scolaires a été touché, mais il semblerait que les horaires et les listes d'élèves soient hors de danger puisqu'ils sont hébergés ailleurs», poursuit notre source.

Les employés de bureau de la commission scolaire et des différentes écoles auraient donc beaucoup de difficulté à faire leur travail. Quant aux professeurs, ceux qui utilisaient les nouveaux tableaux intelligents pourront continuer de le faire, mais sans être branchés au réseau de l'école. Ce serait la classe iPad de la polyvalente de Black Lake qui serait la plus touchée à la suite de l'attaque.

«Les enseignants ne sont pas les plus affectés. La commission scolaire a branché un ordinateur à un photocopieur pour les enseignants qui auraient besoin de documents sur le réseau de l'école», poursuit notre source.

Silence radio

Le directeur général de la CSA, Camil Turmel, a refusé de répondre aux questions des médias mercredi, son adjointe indiquant que le dossier avait été transféré à la Sûreté du Québec.

Le coordonnateur du secteur des technologies de l'information et des communications de la CSA, Manuel Granger, affirmait toutefois dans un message enregistré que c'est pour «limiter les dommages» que la totalité du système informatique de la commission scolaire avait été arrêté et qu'une cellule de crise avait été mise en place.

Du côté de la Sûreté du Québec, on n'était guère plus loquace. Le sergent Claude Denis a indiqué mercredi que des spécialistes en informatique analysaient présentement la situation pour tenter de régler le problème et que le service d'enquête des crimes majeurs avait été saisi du dossier.

Possible demande de rançon... en bitcoins!

Les pirates informatiques qui ont mené une cyberattaque contre la commission scolaire des Appalaches (CSA) auraient demandé une rançon en bitcoins, une monnaie cryptographique, pour fournir la clé qui permettrait de décrypter le système informatique paralysé depuis la fin de semaine.

L'information, qui n'a pas été confirmée aux employés par la direction de la commission scolaire, circulait cependant beaucoup mercredi chez certains employés plus au fait du dossier.

«La direction n'a ni confirmé ni infirmé qu'une rançon en bitcoins avait été réclamée par les pirates», a affirmé au Soleil un employé de la CSA à la suite de la rencontre avec la direction de son école. La Sûreté du Québec a refusé elle aussi de confirmer ou d'infirmer ce scénario.

Si tel est le cas, il ne s'agirait pas d'une première puisque les attaques informatiques dont le but est de réclamer une rançon, aussi appelées ransomwares, se multiplieraient à travers le monde. 

Dans une attaque ransomware, un pirate inconnu bloque ou crypte un ordinateur ou un réseau jusqu'à ce qu'une rançon soit payée et, lorsque l'argent a été versé, une clé ou une méthode de décryptage est fournie.

De plus en plus fréquentes

En juin, l'Université de Calgary avait payé une rançon de 20 000 $ afin de récupérer le contrôle de son système après une attaque du genre. Une boutique de vin de Calgary, des cabinets d'avocats de Colombie-Britannique, une famille de Winnipeg et une petite station de radio d'Ostego, au Michigan, figurent parmi les victimes récentes de ce type d'extorsion.

Selon les données de la filiale McAfee du géant de l'informatique Intel, ces attaques auraient plus que doublé au cours de la dernière année, permettant aux pirates de récolter entre 10 et 50 millions $ par mois. La plus importante demande de rançon enregistrée jusqu'à maintenant serait de 800 000 $, mais les pirates qui ciblent des individus plutôt que des entreprises demandent généralement une rançon de quelques centaines de dollars. 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer