Procès d'Alain Perreault: le jury déjà choisi

Alain Perreault, au palais de justice en 2010... (Photothèque Le Soleil)

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Alain Perreault, au palais de justice en 2010

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(Québec) Le deuxième procès d'Alain Perreault a officiellement commencé mardi avec la sélection des 12 jurés.

En moins de deux heures, sept hommes et cinq femmes ont été choisis pour décider du sort de Perreault, accusé d'avoir commis le meurtre au premier degré de Lyne Massicotte le 17 juillet 2003 à Québec.

Le corps de la femme de Chambly, 42 ans, n'a jamais été retrouvé.

Le plus jeune membre du jury sera un chaudronnier âgé de 21 ans et l'aîné, un analyste informatique nouvellement retraité âgé de 59 ans.

Au total, 350 citoyens avaient été convoqués pour cette sélection de jury un peu exceptionnelle, vu la grande médiatisation du dossier d'Alain Perreault.

Environ 152 personnes se sont présentées au palais de justice de Québec. Plusieurs citoyens avaient obtenu des exemptions à l'avance.

Un moniteur de golf qui a tenté d'être exempté pour cause de troubles anxieux s'est attiré les foudres du juge Richard Grenier. Le magistrat lui a ordonné d'assister à la sélection jusqu'à la fin.

L'accusé Perreault, aujourd'hui âgé de 52 ans, est apparu souriant dans le box des détenus au début de la sélection du jury. Il a même eu quelques éclats de rire lors de moments cocasses.

Débat en droit

Aussitôt après sa formation, le jury a été libéré pour quelques jours ou même quelques semaines, le temps que la défense et la Couronne débattent devant le juge d'éléments de droit.

La presse ne pourra rapporter aucun des débats tenus hors de la présence des jurés puisqu'ils sont tous frappés d'une ordonnance de non-publication.

Le juge a pris soin d'avertir les nouveaux jurés qu'ils n'avaient pas à fouiller pour connaître le déroulement du premier procès, tenu en 2011. «Tout ce que vous avez à savoir, c'est que les tribunaux supérieurs ont déterminé qu'il y a eu une erreur et qu'un nouveau procès devait être ordonné et vous n'avez pas à tirer aucune inférence de ça», a indiqué le juge Richard Grenier.

Le juge a aussi mis en garde les jurés contre les pseudo-experts juridiques et leurs commentaires.

Le juge a souligné l'importance du travail du jury, institution qui, dit-il, est à même de rendre vraiment justice.

Sans nommer directement Jonathan Bettez, le juge a déploré le traitement accordé récemment à un accusé à Trois-Rivières. Plusieurs citoyens ont assisté à la comparution de Bettez, principal suspect dans l'affaire Cédrika Provencher, accusé de possession de pornographie juvénile. «Faire des procès publics aux gens sans qu'on ait tous les éléments, ce n'est pas ça, la justice, a dit le juge Grenier. La justice, c'est le travail que vous allez faire.»

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