Peine de deux ans suggérée pour une femme qui a poignardé son ex

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Le palais de justice de Québec

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La Couronne et la défense ont suggéré mercredi une peine de deux ans de prison assortie d'une ordonnance de probation de trois ans pour Sara Habel, cette femme de 34 ans qui avait donné deux coups de couteau au père de l'un de ses enfants dans le stationnement de la Maison de la famille de Limoilou en novembre 2014.

Dans cette cause, il faut préciser que l'accusée, décrite comme une toxicomane ayant une forte dépendance aux opiacées, a eu six enfants avec cinq hommes différents, dont l'un de ses oncles. C'est ce dernier, qui s'était rendu à la Maison de la famille pour rencontrer sa fille, qui a été la cible de la rage de Habel.

Selon le compte rendu livré par le procureur de la Couronne, Me Éric Beauséjour, Sara Habel aurait fait irruption à vélo devant son oncle et ex-conjoint pour remettre en question ses aptitudes parentales. Une dispute a alors éclaté entre les deux, lors de laquelle la femme aurait lancé : «D'abord, c'est toi qui va crever!» avant de sortir un couteau de son sac à main et d'en donner un coup dans les côtes de son ex.

L'homme a pris la fuite, mais Habel l'a rattrapé et lui a donné un second coup de couteau au thorax. Heureusement, les deux coups ont dévié sur des os et n'ont pas provoqué de blessure sérieuse. L'homme a réussi à désarmer son ex-conjointe pour ensuite donner le couteau à un automobiliste qui est allé le remettre à la police.

Habel, qui avait pris la fuite, s'est ensuite rendue chez le père d'un autre de ses enfants et s'est mise à frapper de toutes ses forces contre la porte, demandant qu'on la laisse entrer. L'autre ex-conjoint a refusé devant l'état de confusion de l'accusée et a plutôt contacté les policiers. Ceux-ci se sont rendus sur place pour procéder à l'arrestation de Habel, qui avait encore sur elle un couteau de pêche et un couteau de cuisine.

Deux ans, pas moins!

D'abord accusée de tentative de meurtre, la femme avait plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait graves en plus d'accusations de non-respect d'engagement. Soulignant que Sara Habel n'avait pas d'antécédent judiciaire et qu'elle avait passé 17 mois et une semaine en détention ainsi que cinq mois en thérapie depuis son arrestation, son avocat, Me Sébastien Saint-Laurent, et Me Beauséjour ont réclamé une peine de deux ans de pénitencier.

Fait particulier, Me Saint-Laurent a fait valoir à la juge Johanne Roy qu'il préférait pour sa cliente une peine de deux ans, qui doit être purgée dans un pénitencier fédéral, à une peine plus courte qui l'enverrait dans le système carcéral provincial.

«Nous préférons une peine de deux ans à une peine de 20 ou 22 mois parce que les services sont meilleurs et que les suivis sont meilleurs également au niveau fédéral, notamment avec la Commission des libérations conditionnelles du Canada», a expliqué l'avocat de Habel. La juge Roy rendra sa sentence jeudi après-midi.

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