Blessée par balle par les policiers, une Lévisienne plaide coupable

Andrée Morin, 38 ans, blessée d'un coup de... (Photothèque Le Soleil, Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

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Andrée Morin, 38 ans, blessée d'un coup de feu par la police de Lévis à la suite d'une poursuite en voiture au mois de mars, a plaidé coupable mardi à six accusations, dont les trois liées à ces événements.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Andrée Morin, 38 ans, blessée par un coup de feu par la police de Lévis après une poursuite en voiture au mois de mars, a plaidé coupable mardi à six accusations, dont les trois liées à ces événements.

Vers 13h20 le 14 mars, la police de Lévis avait reçu un appel concernant une automobiliste qui avait une conduite erratique. Après avoir retrouvé la voiture d'Andrée Morin, les agents constatent qu'elle a déjà percuté d'autres véhicules et se mettent à sa poursuite.

«Plusieurs véhicules de patrouille ont été appelés et essaient de l'arrêter, sans succès. Elle fonce même dans un véhicule de patrouille. Un policier sort et elle refuse toujours de s'arrêter. Les policiers font feu sur elle, elle a été amenée à l'hôpital. C'est ça qui a mis fin à la poursuite», a relaté l'avocate de la Couronne, Me Mélanie Ducharme.

«Des coups de feu?» a laissé échapper le juge Jean Asselin, qui semblait un peu surpris, demandant ensuite si la femme avait été blessée. «Elle a été atteinte par balle à l'épaule droite», a expliqué son avocat, Me Yves Savard.

Andrée Morin, qui semble rétablie de sa blessure, a plaidé coupable aux accusations de conduite dangereuse, d'avoir fui la police et de délit de fuite qui pesaient contre elle. Elle a aussi plaidé coupable à des accusations de voies de fait et de bris d'ordonnance pour des gestes posés un an plus tôt alors qu'elle avait mis son poing à la figure d'une autre femme. 

Problèmes psychiatriques

Elle a aussi avoué sa culpabilité à une accusation de bris d'engagement pour avoir été mise à la porte du centre de thérapie qu'elle s'était engagée à fréquenter. Son expulsion était liée au fait qu'elle avait refusé de prendre sa médication.

La veille de la poursuite policière, la Lévisienne avait d'ailleurs passé une partie de la journée dans le Département de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu de Lévis à cause de son comportement. Quelques heures avant la poursuite, la police était également intervenue chez elle parce qu'elle lançait des objets de son balcon.

Des organismes venant en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale avaient d'ailleurs mis en doute la nécessité pour les policiers d'utiliser leurs armes à feu contre une fuyarde qui avait manifestement des problèmes psychiatriques. 

La Sûreté du Québec (SQ) mène présentement une enquête afin de déterminer si les policiers de Lévis étaient justifiés de tirer sur Andrée Morin. Celle-ci reviendra pour sa part devant le tribunal le 11 octobre pour recevoir sa peine.

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