Les professionnels du gouvernement manifestent lors du procès de Normandeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Vêtus d'un sarrau de médecin, des membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont manifesté lundi devant le palais de justice de Québec, quelques heures avant la comparution de l'ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau et de six autres personnes accusées de complot, de corruption, de fraude et d'abus de confiance. Le SPGQ souhaitait ainsi mettre de la pression sur le gouvernement pour le renouvellement de leur convention collective, qui est échue depuis le 31 mars 2015.

Le syndicat demande au gouvernement «de protéger l'expertise de l'État» afin d'éviter des situations de sous-traitance abusives susceptibles d'ouvrir la porte à «la collusion et à la corruption».

«On ne vise pas Nathalie Normandeau en particulier. Je ne dis pas qu'elle est coupable ou non [...] Nous, on voit le Normandite comme un symptôme d'un plus grand problème qui a été soulevé par la commission Charbonneau, c'est-à-dire un manque d'expertise interne de l'État», affirme David Bernans, quatrième vice-président du syndicat. «Le gouvernement engage des experts pour surveiller les firmes privées. [...] Il y a trop de sous-traitance et pas assez de gens à l'interne pour faire des vérifications.»

Fausses prescriptions

Une dizaine de personnes ont participé au rassemblement qui a duré environ deux heures. Durant l'événement, les manifestants ont remis de fausses prescriptions aux passants pour «un remède préventif contre la collusion et la corruption» ou pour un «remède contre les pertes de mémoire : injection massive d'expertise professionnelle». Il s'agissait de plusieurs petits dépliants signés «Dre Charbonneau». À l'endroit où l'on pouvait lire le nom du patient, il était inscrit Gouvernement du Québec ou Secrétariat du Conseil du trésor.

«Il faut parvenir à attirer et à retenir les professionnels ici. Pour y arriver, il faut notamment arrêter la taxe sur l'expertise. Le fait que les professionnels de l'État [...] doivent payer de leur poche leur cotisation professionnelle lorsqu'ils sont membres d'un ordre professionnel. Cela devrait être remboursé, comme c'est le cas pour les juristes de l'État», estime M. Bernans, dont le groupe s'est baptisé l'UPAC (Unité professionnelle en attente de convention). «C'est une question d'équité de payer ces cotisations et aussi de payer le temps supplémentaire à partir de 35 heures», poursuit-il. Les professionnels demandent également au gouvernement un salaire adéquat, «au-dessus de l'inflation».

Le SPGQ représente près de 17 000 travailleurs.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer