Descente chez Weeds: le franchisé se croyait «un peu à l'abri»

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«On se croyait un peu à l'abri, on croyait avoir le support, si ce n'est pas officiellement, du moins officieusement, des autorités. Semble-t-il que ce n'était pas le cas», afifirme Michel Dumond, le franchisé du dispensaire de marijuana Weeds : Herbes et Curiosités de Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Michel Dumond, le franchisé du dispensaire de marijuana Weeds : Herbes et Curiosités de Québec, dit avoir été pris par surprise par l'opération policière menée jeudi dans son commerce. Il croyait avoir le soutien tacite des autorités.

«Non, on ne s'y attendait pas. C'est pour ça qu'on ne s'est pas gênés pour faire savoir qu'on prévoyait ouvrir un second dispensaire à Québec. Après tout, il y en a quand même une centaine à Vancouver. On se croyait un peu à l'abri, on croyait avoir le support, si ce n'est pas officiellement, du moins officieusement, des autorités. Semble-t-il que ce n'était pas le cas», a déclaré M. Dumond en entrevue avec Le Soleil.

«Mais la bataille ne fait que commencer», enchaîne-t-il, ajoutant que son premier objectif est de s'assurer que les cinq employés qui ont été arrêtés en même temps que lui ne subissent pas les conséquences de cette opération policière.

«Les gens qui travaillaient là le faisaient pour aider les gens malades. Ils étaient un peu des mère Teresa! Personne là-dedans n'avait l'intention de faire du mal, alors on espère que ça va s'arrêter là au niveau criminel, que les accusations seront abandonnées», indique M. Dumond.

Frais en défense

Quant à savoir si l'homme d'affaires Don Briere allait payer pour sa défense et celle de ses employés comme il l'a affirmé au Soleil jeudi, M. Dumond a déclaré ne pas avoir abordé la question avec le franchiseur des boutiques Weeds à l'échelle canadienne qui est surnommé le «roi du cannabis»,

«On verra... Lui et moi, on n'a pas parlé de ça. Il m'a dit qu'il s'occuperait de ça, mais moi, je n'ai pas pris de chance. J'ai trouvé un avocat criminaliste ce matin et, pour l'instant, c'est nous qui avançons les fonds», a-t-il expliqué.

Michel Dumond s'est toutefois dit heureux d'apprendre que les policiers n'avaient pas l'intention de s'en prendre aux patients qui fréquentaient son dispensaire. «Nous avons des preuves que chaque membre est une personne malade. C'est dommage pour eux, ils devront retourner sur le marché noir pour s'approvisionner.»

Appel à Labeaume

Michel Dumond aimerait ravoir son local de la rue Saint-Joseph et le matériel qui y a été saisi. Il a aussi lancé un appel au maire Régis Labeaume et à la Ville de Québec. «Nous pourrions rouvrir rapidement s'il y avait une intention politique. Je ne suis pas sûr que le maire Labeaume était conscient de ça [l'opération policière]», déclare-t-il.

«Nous ne voulons pas que Québec devienne Amsterdam, mais si Ottawa a six dispensaires, nous trouvons que Québec commence à être pas mal pointilleuse. Nous serions prêts à discuter avec la Ville de Québec de comment on pourrait rendre ça mieux, avec la vision de la Ville.»

Une chose est certaine, Michel Dumond souhaite continuer la mission qu'il s'était donnée en ouvrant Weeds : Herbes et Curiosités. «Si je ne peux pas le faire physiquement, je le ferai politiquement pour que le modèle qu'on voulait implanter puisse se répandre au Canada», a-t-il conclu.

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