Lise Thibault obtient sa libération conditionnelle

L'ex-lieutenante-gouverneure doit respecter des conditions strictes, notamment continuer... (Photothèque Le Soleil)

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L'ex-lieutenante-gouverneure doit respecter des conditions strictes, notamment continuer de voir son psychologue et faire des activités dans un rayon de 50 km de chez elle.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Ayant déjà obtenu une permission de sortie en juin après avoir passé trois mois d'une peine de dix-huit mois derrière les barreaux, l'ex-lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, sera dès mercredi en libération conditionnelle.

La Commission québécoise des libérations conditionnelles a accepté jeudi dernier la demande de Lise Thibault, qui sera en vigueur le 17 août, sous certaines conditions, dont celle d'effectuer un suivi psychologique. Dans les faits, l'ex-lieutenante-gouverneure a quitté le centre de détention depuis juin et réside dans sa maison de Saint-Hippolyte, dans les Laurentides.

Son conjoint, Réal Cloutier, a toutefois affirmé mardi qu'il n'était «pas impressionné» par les conditions qui encadrent la libération conditionnelle. «C'est comme si elle était en prison dans la collectivité car elle peut visiter exclusivement sa famille et faire des activités seulement dans un rayon de 50 km de chez elle. Il faut qu'elle demande une permission spéciale pour aller voir ma mère avec moi à Québec!» a-t-il déclaré en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

«Je pensais qu'elle aurait plus de liberté mais, dans le fond, ça lui permet d'aller à la messe le dimanche. Elle a des amis partout, à Québec, en Gaspésie, mais elle ne peut pas les visiter», déplore-t-il en indiquant que sa conjointe devra se soumettre à ces conditions jusqu'au 17 août 2017.

«Au moins, elle n'est plus au centre de détention, mais son moral est affecté par ces conditions. Ce n'est pas évident, mais j'ai confiance qu'elle va s'en sortir. Pour sa santé, ça va. Elle continue de voir un psychologue», a poursuivi M. Cloutier.

L'ex-lieutenante-gouverneure doit également s'abstenir de gérer des fonds publics ou des organismes de bienfaisance, incluant la fondation qui porte son nom.

Fraudes et abus de confiance

Condamnée à 18 mois derrière les barreaux pour fraude et abus de confiance, Lise Thibault avait vu la Cour d'appel du Québec refuser en février de transformer sa peine d'emprisonnement en peine à purger dans la collectivité. 

Sa peine faisait suite à des fraudes totalisant 430 000 $ aux dépens du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada, auxquels elle a depuis remboursé la somme de 300 000 $. 

Lise Thibault avait siégé comme lieutenante-gouverneure du Québec de 1997 jusqu'à 2007. Son départ avait été provoqué par un scandale qui avait éclaté au sujet des dépenses excessives faites durant son mandat. En juin 2007, les rapports spéciaux du vérificateur général avaient fait état de dépenses injustifiées de plus de 650 000 $ sur un budget de 1,7 million $.

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