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Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) 15 mois de prison pour avoir conduit malgré une interdiction

Ayant pris le volant trois semaines après avoir purgé une peine de prison pour conduite avec facultés affaiblies, alors qu'il lui était interdit de conduire pendant cinq ans, un entrepreneur de Québec voit maintenant la durée de son interdiction doubler en plus de devoir passer 15 autres mois derrière les barreaux.

Louis Gobeil, un multirécidiviste de l'alcool au volant âgé de 59 ans, venait de terminer de purger une peine de 12 mois de prison quand il a été arrêté une première fois au volant de son véhicule en avril. Il a ensuite été arrêté une seconde fois en mai.

«Il a choisi de conduire car il disait qu'autrement, il ne pouvait pas exécuter ses obligations professionnelles. Il est entrepreneur et il avait des contrats... On apprend cependant qu'il n'exécutait pas des contrats, mais qu'il préparait des contrats et qu'il habite à quatre milles de son lieu de travail», a commenté le juge Rémi Bouchard, qui rendait sa sentence dans ce dossier mardi.

Gobeil avait déjà plaidé coupable à deux chefs de conduite durant une interdiction et un autre de bris d'ordonnance de probation. Le quinquagénaire a déjà été condamné cinq fois pour alcool au volant.

«Vous avez un problème sérieux de consommation d'alcool, mais aussi un problème sérieux de respect de la loi en matière de conduite avec facultés affaiblies», a déclaré le juge en s'adressant à Gobeil.

«Votre image est aussi celle d'un homme qui ne respecte pas les engagements pris à la cour ni les ordonnances que la cour rend. [...] Vous aviez d'autres moyens d'acquitter vos obligations sans conduire», a-t-il poursuivi.

Soulignant la désinvolture avec laquelle Gobeil considérait ses infractions, le juge lui a imposé une peine de 15 mois de prison assortie d'une interdiction de conduire de 10 ans, le double de celle qu'il devait au départ respecter à sa sortie de prison.

S'il n'a pas ordonné la confiscation du véhicule de Gobeil, le juge a tout de même refusé de le dispenser de payer la suramende, indiquant qu'il n'était pas un homme sans ressources et qu'il allait être capable de payer ces montants.

Cinq mois de prison pour un jeune Saguenéen

Un homme de 21 ans résident de Saguenay devra payer 1600 $ et passer 5 mois et 14 jours derrière les barreaux pour avoir enfreint à de multiples occasions un engagement de ne pas consommer d'alcool, pour conduite dangereuse et pour avoir menacé des policiers. 

Marc-Olivier Favre a plaidé coupable mardi à une kyrielle d'accusations relativement à des événements survenus à Saguenay et Québec. 

En février, il avait conduit dangereusement dans le stationnement d'un centre commercial pour aboutir dans un banc de neige et, le 6 août, aurait proféré des menaces de mort à des policiers alors qu'il sortait d'une limousine à l'occasion des Grands Feux Loto-Québec. Favre, qui était de nouveau en état d'ébriété, n'aurait pas apprécié qu'un policier lui demande de se déplacer alors qu'il venait de quitter la limousine dans laquelle il prenait place et qui était bloquée dans un embouteillage au coin des rues Dalhousie et quai Saint-André. «Chu riche, j'm'en ca... de votre prison! Le juge va me faire sortir et après, je vais te fendre la tête!» a-t-il lancé au policier qui le mettait en état d'arrestation.»

«J'espère que vous allez faire une thérapie. Vous êtes en train de gâcher votre vie à comparaître pour des infractions. Ce n'est pas parce que vous venez d'un milieu aisé que vous pouvez vous permettre de traiter tout le monde comme ça», lui a lancé le juge René de la Sablonnière après avoir prononcé sa sentence.  

Il plaide coupable d'avoir mis le feu à son logement

Un homme de 43 ans de Québec, Étienne Boisvert, a plaidé coupable mardi d'avoir mis le feu à son appartement de la rue du Mont-Thabor, le 3 juin, un incendie qui a provoqué pour plus de 100 000 $ de dommages. 

L'avocat de Boisvert, Me Hugo Blanchette, a expliqué au juge que son client avait des problèmes personnels et qu'il n'allait pas très bien au moment du crime. Il a toutefois insisté sur le fait que Boisvert n'avait jamais eu l'intention de mettre le feu à son logement. «Il est allé acheter pour 1,67 $ d'essence chez Shell et s'est mis à jouer avec le feu dans son appartement... Il a versé de l'essence sur une corde et il l'a allumée et le feu a pris par accident», a raconté l'avocat. 

Promenade en attendant les pompiers

Quand Boisvert a entendu l'alarme d'incendie sonner, il aurait décidé «d'aller prendre une marche» en attendant l'arrivée des pompiers. «Il n'avait pas d'intention frauduleuse ou délibérée de mettre le feu. C'est par son insouciance qu'il a mis le feu», a expliqué l'avocat. 

Personne n'a été blessé dans l'incendie, mais la fumée et l'eau ont causé de lourds dommages sur tous les étages de l'immeuble à logements, certains résidents ayant dû être pris en charge par la Croix-Rouge. 

Boisvert recevra sa peine le 12 octobre après remise d'un rapport présentenciel.  

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