Poursuivi pour viol, un courtier réclame des dommages à son accusatrice

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Le courtier demande à la cour de condamner son ex-collègue à lui verser 50 000 $ pour les dommages moraux, le stress et les inconvénients.

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(Québec) Un courtier immobilier accusé de viol par une jeune collègue prétend être victime d'une poursuite frivole et réclame 50 000 $ en dommages à la jeune femme.

Difficile de trouver plus contradictoires comme versions que celle d'une jeune courtière immobilière et de celui qui était le patron de l'agence pour laquelle elle travaillait.

Les deux conviennent que le soir du 2 février 2013, ils ont participé à une soirée de gala bien arrosée dans un hôtel de Montréal.

Dans sa poursuite civile déposée en janvier, la jeune femme allègue avoir perdu la carte durant la soirée. Elle dit soupçonner que de la drogue a été versée dans son verre de vin.

Elle allègue que son patron l'a croisée près de l'ascenseur, l'a amenée à sa chambre et a eu une relation sexuelle complète avec elle alors qu'elle était inconsciente et incapable de réagir.

La courtière, qui a quitté son emploi, dit aujourd'hui souffrir d'un choc post-traumatique et réclame 241 000 $ en dommages.

Dans sa défense déposée cette semaine au dossier de la cour, le courtier immobilier réplique en niant avec véhémence toute absence de consentement.

Selon ce qu'on peut lire dans la défense, la jeune courtière «vêtue d'une robe de dentelle noire à manches mi-longues, avec une ceinture à la taille et des talons hauts» a adopté «un comportement aguicheur à l'égard de plusieurs hommes tout au long de la soirée».

Le courtier immobilier confirme qu'il a croisé sa jeune collègue à l'ascenseur. C'est elle, selon lui, qui a décidé de descendre au même étage que lui et de s'avancer vers sa chambre.

Selon le courtier, la jeune femme s'est dirigée vers le lit dès son entrée dans la chambre et s'y est étendue. Il l'a rejointe et a commencé à l'embrasser et à la caresser.

Selon le courtier, la jeune femme, nullement confuse, a ensuite posé plusieurs gestes signifiant son désir d'avoir une relation sexuelle avec lui. Elle s'est aussi assurée, dit-il, qu'il porte un condom.

Après leurs ébats, les deux courtiers ont dormi ensemble jusqu'à 4h. La jeune femme aurait ensuite quitté la chambre «en le saluant poliment», précise-t-on.

«Rumeurs»

Selon le courtier, dès le lendemain, la jeune femme aurait propagé elle-même des rumeurs en le désignant comme son amant auprès de ses collègues. «Ce comportement est totalement incompatible avec la survenance d'un traumatisme à caractère sexuel dans les heures précédentes», écrit le courtier, qui répète n'avoir commis aucune faute.

Le courtier nie que sa partenaire d'un soir ait subi un choc post-traumatique et ne voit aucun lien entre les événements et la diminution de revenus de la courtière. «Sa baisse de revenu est liée à son choix personnel de travailler sous la bannière d'une autre agence immobilière», allègue-t-il.

Le courtier affirme que sa réputation a été «grandement affectée». Selon lui, la jeune femme s'évertue «à répandre à tout vent» de fausses accusations.

Les allégations se sont propagées comme une traînée de poudre dans son milieu professionnel affirme-t-il, au point de rendre difficile le recrutement de courtières immobilières. «Certaines d'entre elles ne veulent pas travailler dans un endroit dirigé par un supposé agresseur sexuel qui drogue ses victimes», illustre le courtier.

Le défendeur ajoute que des agences compétitrices utilisent même ce qu'il qualifie de fausses accusations pour convaincre des candidates.

Le courtier demande à la cour de condamner son ex-collègue à lui verser 50 000 $ pour les dommages moraux, le stress et les inconvénients. Il réclame aussi le remboursement de tous les frais juridiques engagés pour se défendre de ce recours «frivole, dilatoire et uniquement fait dans le but de soutirer des sommes d'argent», écrit-il dans sa défense.

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