Expo Québec encore hanté par le Vertige

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À l'été 2013, une douzaine de visiteurs avaient subi des entorses, des douleurs lombaires et même des fractures dans le Vertige. Après deux jours d'activité, la Ville de Québec avait ordonné la fermeture de l'attraction.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'attraction Vertige continue de hanter les organisateurs d'Expo Québec. Une jeune femme de Lévis, blessée en sautant, intente une poursuite de près de 120 000 $ contre Proludik, Expo Cité et la Ville de Québec.

À l'été 2013, Expo Québec tentait un virage extrême et proposait des sensations fortes, avec notamment la nouvelle attraction Vertige, achetée et gérée par l'entreprise Proludik. 

Les participants devaient sauter de plates-formes, situées à sept et à dix mètres de hauteur, pour atterrir sur un gigantesque matelas gonflable. 

En deux jours, une douzaine de visiteurs ont subi des entorses, des douleurs lombaires et même des fractures. La Ville de Québec a ordonné la fermeture de l'attraction après une intervention du personnel de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus. 

Plusieurs visiteurs blessés se sont regroupés autour de l'avocat Me Guy Bertrand et ont négocié un règlement financier avec les assureurs de Proludik et de la Ville.

Dans le Vertige, les participants devaient sauter de... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Dans le Vertige, les participants devaient sauter de plates-formes, situées à sept et à dix mètres de hauteur, pour atterrir sur un gigantesque matelas gonflable. 

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Nouvelle poursuite

Jessica Houle, une actuaire de 28 ans vivant à Lévis, a aussi été blessée en sautant de la plate-forme de 10 mètres, le 17 août 2013. 

Dans sa requête en dommages déposée en Cour supérieure, la jeune femme allègue qu'avant de s'élancer, elle n'avait eu que peu d'information sur la façon d'effectuer un saut de façon sécuritaire et adéquate. La seule indication, selon elle, était qu'il fallait sauter en position assise en pointant les jambes vers l'avant.

Après son saut, Jessica Houle dit avoir subi une fracture à la colonne vertébrale lombaire. Elle a dû porter un corset dorsal durant trois mois. Ses soins d'hygiène, ses déplacements et son sommeil ont du coup été grandement compliqués, affirme-t-elle. 

Jessica Houle a dû annuler un examen de son ordre professionnel, prévu pour le 30 octobre 2013, car elle était incapable de rester en position assise pour plus d'une heure, en plus d'avoir du mal à étudier et à se concentrer. 

Jessica Houle estime que les représentants de Proludik ont minimisé les risques de blessure et n'ont pas respecté les règles minimales de sécurité.

La jeune femme reproche aussi à la Ville de Québec et à Expo Cité d'avoir maintenu l'activité ouverte durant deux jours, malgré les blessés qui s'accumulaient. 

«Cette conduite démontre clairement que les défendeurs ont fait preuve d'insouciance et ont tenté de minimiser les risques inhérents à la pratique d'une telle activité en laissant faussement croire aux participants qu'il s'agissait d'une activité sécuritaire et ces derniers n'ont agi qu'après coup», écrit la demanderesse dans sa requête.

Afin de réparer les préjudices subis, Jessica Houle réclame une somme de 108 677 $, et 10 000 $ supplémentaires à titre de dommages exemplaires.

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