L'ex-tireur d'élite Wali veut ravoir ses armes

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L'ex-tireur d'élite Wali, du Royal 22e Régiment, soutient que la possession de ses armes est une question de sécurité évidente.

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(Québec) L'ex-tireur d'élite québécois Wali, qui a combattu l'État islamique aux côtés des Kurdes, doit maintenant livrer bataille pour conserver ses armes.

L'homme de 34 ans se fait appeler Wali pour des raisons de sécurité, dit-il. Ce qui ne l'a pas empêché de faire la tournée des médias à visage découvert il y a quelques mois pour raconter son combat au Kurdistan, aux côtés des forces locales.

C'est toutefois sous sa vraie identité qu'il a dû se présenter au palais de justice de Québec lundi pour contester la requête en confiscation de ses armes. Le Soleil a choisi de ne pas publier son nom.

La Sûreté du Québec est intervenue le 10 juin au domicile de Wali, dans la banlieue ouest de Québec. Ce jour-là, une dispute a éclaté lorsque Wali a annoncé à celle qui était sa copine depuis quatre ans qu'il la quittait pour une autre. Le petit chihuahua Orion est vite devenu objet de litige. 

Dans une déclaration qui a été lue à la cour, la jeune femme affirme qu'au cours de la chicane, Wali s'est fait intimidant, jouant à mettre les balles dans le pistolet de son chargeur. La conjointe évincée admet que Wali n'a jamais pointé son arme. 

Individu «instable»

Elle ne veut d'ailleurs pas porter plainte contre lui. Elle affirme toutefois que Wali est instable mentalement et qu'elle en a peur.

Les policiers de la Sûreté du Québec, prévenus par les parents de la jeune femme, ont fait une saisie préventive de la carabine CZ, de la carabine Ruger de calibre 22 et du pistolet SIG-Sauer. 

Une policière de la SQ a témoigné lundi qu'au moment de la saisie les armes étaient légalement détenues et entreposées.

L'ex-conjointe de Wali affirme que l'ancien-tireur d'élite est... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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L'ex-conjointe de Wali affirme que l'ancien-tireur d'élite est instable mentalement et qu'elle en a peur.

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Wali nie les allégations de son ex-conjointe, se disant victime de la vengeance d'une femme qui n'acceptait pas d'avoir été laissée.

Il a affirmé au juge René de la Sablonnière que malgré deux missions à l'étranger, il a quitté le Royal 22e Régiment des Forces armées canadiennes, en avril 2015, sans diagnostic de choc post-traumatique. 

«Je n'ai aucun antécédent judiciaire, je n'ai même pas de point de démérite! illustre-t-il. Est-ce que c'est un crime d'avoir été combattre l'État islamique?»

À l'été 2015, il a passé trois mois au Kurdistan irakien à combattre le groupe terroriste État islamique aux côtés des Peshmerga, des soldats kurdes. 

Wali affirme que, contrairement aux mercenaires, il n'était qu'un volontaire, non payé, mais logé, nourri et équipé. Une demi-douzaine de Canadiens s'étaient ainsi enrôlés. 

Travail de caméraman

En plus de se battre, il a tourné des images en vue de réaliser un documentaire. Il se décrit d'ailleurs aujourd'hui comme caméraman et travailleur en multimédia.

Il souhaite retourner en découdre avec l'EI «prochainement» et fait des démarches pour emporter ses armes à lui. Celles que les Kurdes fournissent s'enrayent souvent, a expliqué Wali. La procureure de la Couronne Me Geneviève Bédard a voulu savoir pourquoi Wali avait équipé sa maison de caméras de surveillance, avait renforcé sa porte avec du métal et avait un support à arme à feu sur sa table de chevet. 

Pour des mesures de sécurité évidentes, a répondu l'ex-tireur d'élite. «Ça peut arriver qu'il y ait un attentat, j'ai déjà eu des menaces sur des médias sociaux, a-t-il indiqué. Mais je ne me promène pas avec mon arme de façon illégale.»

Le juge de la Sablonnière a reporté le débat sur la confiscation des armes à la fin août afin d'entendre l'ex-conjointe et de voir des évaluations psychologiques qui confirmeraient la santé mentale de Wali. «D'un côté, c'est un privilège d'avoir des armes à feu, a fait remarquer le magistrat. De l'autre côté, si vous êtes victime d'une vengeance, ce serait injuste de vous priver de vos armes, d'autant plus que pour vous, ce n'est pas un hobby, c'est un gagne-pain.»

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