La coke, et non la police, responsable de la mort d'un homme en crise

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La preuve recueillie a démontré que les policiers de Québec n'ont causé aucune lésion corporelle à la victime et que leur intervention était légale.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Après examen du rapport d'enquête produit par la Sûreté du Québec, le directeur des poursuites criminelles et pénales a finalement décidé de ne pas déposer d'accusations contre la police de Québec dans le dossier d'un homme en crise décédé le 10 novembre 2015, quelques jours après une intervention policière à son domicile.

Vers 5h du matin le 6 novembre, la police de Québec s'était rendue au domicile de l'homme après que celui-ci eût fait deux appels au 9-1-1. Il affirmait alors être grièvement blessé et indiquait qu'une personne l'agressait avec un couteau.

Une fois sur place, les policiers avaient constaté que l'homme, unijambiste, corpulent et cloué dans un fauteuil roulant, était seul et qu'il ne montrait aucune blessure apparente. Il brandissait toutefois un couteau qu'il a laissé tomber à la demande des policiers et il était dans un état de crise, s'agitant et tenant des propos incohérents.

Après l'avoir maintenu dans son fauteuil roulant en attendant les ambulanciers, les policiers ont vu l'homme faire un saut de plus d'un mètre sur sa jambe pour aboutir dans un coin de la cuisine. 

Les policiers ont dû ramener l'homme au sol et ont eu besoin de deux paires de menottes pour le maîtriser alors qu'il donnait des coups de pied en disant que des serpents allaient l'attaquer. L'homme s'est calmé, mais lors de l'arrivée des ambulanciers, ceux-ci ont constaté qu'il n'avait plus de pouls. Ranimé à l'hôpital, il y est décédé quelques jours plus tard.

Réaction fatale

Le pathologiste judiciaire a conclu que le décès était attribuable à une intoxication ou à une réaction fatale à la prise de cocaïne compliquée par l'arrêt-cardiorespiratoire, qui a probablement aussi été provoqué par la cocaïne. 

La preuve recueillie a aussi démontré que les policiers n'ont causé aucune lésion corporelle à l'homme et que leur intervention était légale. Ils sont pénétrés dans le domicile de l'homme à sa demande et avaient des motifs pour appliquer la force nécessaire, considérant qu'il représentait un danger grave et immédiat envers lui-même et envers autrui.

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