Contaminée par l'herpès, elle poursuit un partenaire sexuel

Dans sa poursuite, la jeune femme de 24... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Dans sa poursuite, la jeune femme de 24 ans allègue qu'elle n'aurait jamais accepté de faire l'amour sans condom si elle avait su que son partenaire était atteint de l'herpès génital.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une jeune femme intente une poursuite judiciaire de 85 000 $ contre un ancien partenaire sexuel qui lui aurait refilé l'herpès et menti sur sa condition.

La jeune femme de Québec, aujourd'hui âgée de 24 ans, connaissait sa nouvelle flamme depuis l'école secondaire. Mais ce n'est qu'en décembre 2013, via le réseau social Facebook, qu'ils ont commencé à se fréquenter.

Au moment de la toute première relation sexuelle, à la fin décembre, la jeune femme aurait, selon ce qu'on peut lire dans la poursuite, explicitement demandé à son nouveau «chum» s'il était porteur d'une quelconque infection transmissible sexuellement (ITS).

Ce dernier aurait répondu par la négative. Rassurée, la jeune femme dit avoir consenti à avoir des relations sexuelles non protégées.

Deux mois plus tard, elle commence à ressentir des symptômes comme des douleurs au moment d'uriner et a des lésions génitales.

Inquiète et incommodée par la douleur, la jeune femme consulte un médecin au CLSC qui, après des tests, conclut à un diagnostic d'herpès génital simple de type 2. La jeune femme se fait prescrire des médicaments qui, allègue-t-elle, n'ont pas atténué ses douleurs.

Dix jours plus tard, elle s'est même rendue à l'urgence de l'hôpital Chauveau, incapable d'uriner.

C'est par message texte que la jeune femme a confronté son partenaire. Celui-ci a confirmé être porteur de l'herpès génital. 

Lorsque les deux jeunes se sont rencontrés, le garçon aurait dit à la fille: «Tu vas voir, c'est vraiment pas si pire, c'est pas le SIDA».

Le jeune homme aurait ensuite affirmé qu'il n'avait pas osé lui confier qu'il était atteint de peur qu'elle ne veuille plus de lui. Il aurait planifié lui en parler lorsqu'il aurait à nouveau ressenti des symptômes.

Les deux jeunes seraient ensuite allés ensemble à la pharmacie.

La demanderesse affirme qu'elle a eu par la suite une vingtaine d'épisodes d'herpès. Elle dit avoir été obligée de retarder de six mois sa formation en soins infirmiers.

Omission et insouciance

Dans sa poursuite, la jeune femme allègue qu'elle n'aurait jamais accepté de faire l'amour sans condom si elle avait su que son partenaire était atteint de l'herpès génital.

Elle affirme que c'est l'omission et l'insouciance du défendeur qui l'a amenée à être contaminée. Une expertise médicale démontrerait, selon elle, qu'il «est plus que probable que ce soit le défendeur qui a transmis le virus de l'herpès à la demanderesse».

La jeune femme réclame à son ex-partenaire, un homme de Lévis âgé de 25 ans, un peu plus de 84 000 $, dont 40 000 $ pour l'achat des médicaments pour le reste de sa vie et 20 000 $ en souffrances et inconvénients.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer