Épinglés pour vol de bois sur les terres publiques en Gaspésie

L'industrie forestière est responsable de 60 000 emplois... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'industrie forestière est responsable de 60 000 emplois directs dans toutes les régions du Québec, note le ministre Luc Blanchette.

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(Chandler) Trois hommes et trois femmes des environs de Chandler seront bientôt appelés à comparaître en justice, par voie de sommation, afin de répondre à des accusations de vol de bois sur les terres publiques. Deux autres hommes du même secteur devront payer des amendes pour avoir coupé du bois sur le même domaine public.

La Sûreté du Québec et la division forêt du ministère des Ressources naturelles sont intervenues samedi dans l'arrière-pays de Chandler pour mettre fin au manège des huit personnes appréhendées. Les policiers sont venus en assistance au ministère.

Une première intervention a eu lieu en après-midi alors que des employés du ministère ont surpris deux hommes en train de sectionner des billots. Les individus ont filé à pied en forêt et ils sont revenus peu après, réalisant que l'immatriculation de leur camionnette les trahirait. 

Ils ont admis leur offense et ils en seront quittes en payant une amende.

La seconde intervention est survenue dans la nuit de samedi à dimanche, alors que trois camionnettes chargées de bois et traînant deux remorques également chargées ont été interceptées par les policiers, avec trois hommes et trois femmes à bord.

Dans ce cas, des accusations de vol de bois devraient être portées au palais de justice de Percé, à une date qui reste à déterminer.

Le bois des terres publiques, une fois au sol, appartient aux entreprises forestières détenant les permis de coupe. Le bois récupéré samedi et dimanche appartient au Groupe GDS de Pointe-à-la-Croix, et à Temrex, qui exploite la plus grande scierie de la Gaspésie, à Nouvelle.

Le directeur de l'Association coopérative forestière de Saint-Elzéar, Sébastien Roy, dit que le vol de bois coûte cher à l'entreprise, même s'il ne représente qu'une petite fraction de son approvisionnement annuel, dépassant 100 000 mètres cubes. «Nous parlons entre 1000 et 2000 mètres cubes de bois [volé] annuellement, soit au coût pour nous de 30 000 $ à 60 000 $. 

Sa valeur sur le marché, c'est entre 50 000 $ et 100 000 $», précise M. Roy. 

100 $ la corde

La direction de Temrex n'a pas retourné l'appel du Soleil, désireux de mesurer l'ampleur du phénomène pour l'usine de Nouvelle.

Le bois des terres publiques, selon les essences, peut être utilisé à plusieurs fins par les voleurs. Ils peuvent le débiter et le vendre en bois de chauffage, à un prix avoisinant les 100 $ la corde. 

Les billots peuvent aussi être transformés par des scieries portatives et être utilisés comme bois d'oeuvre.

Les acheteurs de bois volé peuvent être accusés de recel. L'un d'eux, voyant les marques de sillons que laisse une machine multifonctionnelle en forêt, a ramené son bois de chauffage au poste de la Sûreté du Québec de Chandler cette semaine, essuyant une perte de quelques centaines de dollars.

Avec la collaboration spéciale d'André Bécu

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