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Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Du fantasme... à l'agression sexuelle réelle

Un jeune homme de 20 ans qui n'a pas su distinguer fantasme de réalité écope d'une peine de 90 jours de prison à purger les fins de semaine pour l'agression sexuelle d'une jeune fille de 16 ans.

En novembre 2013, le jeune homme de la région de Portneuf, qui venait d'avoir 18 ans, a demandé à une de ses amies de venir le rejoindre dans sa voiture. 

Il lui exhibe alors une bonbonne de mousse fluorescente et en dépose un peu sur ses cheveux et son chandail. Il sort un condom recouvert de la fameuse mousse et lui demande si elle veut avoir une relation sexuelle avec lui.

La jeune fille refuse. Le jeune homme dénude l'adolescente de force et enfonce brutalement ses doigts dans son vagin. Il lui fait aussi des attouchements aux seins et aux fesses. 

Le jeune homme prend ensuite le cellulaire de sa victime et refuse de le rendre à moins qu'elle ne le masturbe. La jeune fille réussit à fuir au bout de 10 minutes et va dénoncer l'agression à sa mère.  Elle dit avoir été grandement traumatisée par cette agression de la part d'un ami et elle hésite maintenant à faire confiance. 

Le jeune accusé, sans antécédent judiciaire, a dit regretter profondément ce qu'il a qualifié de «gestes dégoûtants». 

L'agent de probation qui a rencontré l'accusé dépeint un jeune homme isolé, gêné, qui craint constamment le rejet. 

L'accusé, victime d'intimidation 

Un jeune homme «qui n'a pas été en mesure de faire la distinction entre son fantasme sexuel et la réalité», écrit-on dans le rapport soumis au tribunal.

Lorsque l'agression a été connue dans son milieu, le jeune accusé a été victime d'intimidation au point d'avoir des idées suicidaires.

La poursuite réclamait une peine de 12 mois de prison. Le juge Christian Boulet s'est rendu à la suggestion de la défense et a imposé 90 jours de prison à purger de façon discontinue. 

Il devra aussi faire 240 heures de travaux communautaires et suivre une thérapie, a déclaré le juge.

Peine suspendue pour les parents-kidnappeurs

Les parents qui avaient kidnappé leurs trois enfants à Lévis en septembre dernier ont pu bénéficier d'une peine suspendue avec période de probation. 

Après la mère, il y a quelques semaines, le père a plaidé coupable à l'enlèvement mercredi au palais de justice de Québec. 

L'automne dernier, le couple, aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale, était en colère d'avoir perdu la garde de ses trois enfants de 14 mois, 4 ans et 6 ans. 

À la demande de la protection de la jeunesse (DPJ), un juge venait de confier la garde des petits aux grands-parents maternels, laissant des droits de visite aux parents.

Les parents ont prétexté une sortie pour cueillir des pommes, le 29 septembre, pour enlever les enfants et prendre la fuite vers l'Ouest. Après la dénonciation de l'enlèvement par les grands-parents, la famille a été retrouvée plus tard cette journée-là par des agents de la Police provinciale de l'Ontario, dans un motel de Renfrew, municipalité située à l'ouest d'Ottawa. 

Un endroit situé à plus de 527 kilomètres de Lévis (environ cinq heures et demie de route).

Famille d'accueil

Depuis cette mésaventure, les enfants ont été placés en famille d'accueil. Les parents ont tenté de se reprendre en mains, ce qui a conduit la défense et la Couronne à suggérer au tribunal une peine suspendue durant les deux ans de la période de probation. 

Le père devra faire 100 heures de travaux communautaires. La mère avait quant à elle accepté de se soumettre à des thérapies et de recevoir des soins.

Le temps à purger d'Alain Boissonneault ne sera pas réduit

Il ne suffit pas de se plaindre de surpopulation carcérale pour bénéficier d'un crédit majoré dans le calcul de la peine. 

Le juge Alain Morand l'a rappelé mercredi en entérinant la peine de 12 ans suggérée par les parties pour Alain Boissonneault, coupable de l'homicide involontaire de Guy Berthiaume, un vendeur de drogue battu à mort en 2011. 

Boissonneault souhaitait que les quatre ans et quatre mois qu'il a passés derrière les barreaux avant de plaider coupable comptent pour un ratio de 1,5. Il aurait ainsi vu le temps qu'il lui reste à purger être réduit à six ans et neuf mois. 

Plaidoyer de culpabilité tardif

La poursuite s'y opposait, réclamant que chaque jour de détention préventive soit calculé pour une journée et que Boissonneault soit incarcéré pour encore huit ans et demi. 

Le juge Morand a souligné que l'immense majorité des délais entre la mise en accusation et la reconnaissance de culpabilité sont attribuables à la défense. «Rien ne justifiait un plaidoyer de culpabilité aussi tardif», ajoute-t-il.

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