12 ans de prison demandés pour une raclée mortelle

Guy Berthiaume avait été retrouvé sans vie le... (Photothèque, Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Guy Berthiaume avait été retrouvé sans vie le 19 août 2011 à sa résidence de Val-Bélair.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Alain Boissonneault, un homme de 48 ans qui a passé la majorité des 24 dernières années derrière les barreaux, a plaidé coupable lundi à l'accusation d'homicide involontaire de Guy Berthiaume, qui avait été tabassé et étranglé en août 2011.

Boissonneault était le dernier accusé dans ce dossier où Bryand Gagné, qui avait donné les coups qui ont été fatals à Berthiaume, avait écopé une peine de 12 ans de prison et où Martin Sanschagrin, qui avait conduit le duo à la résidence de la victime, avait été condamné à six ans de prison en 2013.

Le juge Alain Morand, qui avait aussi entendu le procès des autres accusés, a reçu lundi une suggestion commune d'une peine de 12 ans d'emprisonnement pour Boissonneault. Le procureur de la Couronne Me Daniel Bélanger et son homologue de la défense Me Rolland Roy ne s'entendent toutefois pas sur la façon de calculer la durée de la détention préventive de Boissonneault, qui est incarcéré depuis son arrestation il y a 42 mois.

Me Bélanger estime que ces 42 mois devraient être calculés au taux simple, ce qui équivaudrait à imposer à Boissonneault de passer encore huit ans et demi en prison. Invoquant entre autres les conditions de détention de Boissonneault, Me Roy prétend pour sa part que la détention préventive devrait être calculée à une fois et demi sa durée, soit 63 mois. Ainsi, son client verrait le temps qui lui reste à purger être réduit à six ans et neuf mois.

«Ma famille était en danger»

Les événements qui ont mené à la mort de Guy Berthiaume ont débuté le 17 août 2011, quand il a entrepris de «collecter» une dette auprès de la belle-soeur de Boissonneault. Le lendemain, Gagné et Boissonneault se sont rendus chez lui pour lui donner une raclée. La preuve a démontré que Boissonneault avait frappé Berthiaume aux orteils et aux jambes à l'aide d'une masse, mais que ce sont les coups portés par Gagné qui ont causé sa mort.

«Ok, je n'ai pas pris la bonne façon pour régler le problème, mais ma famille était en danger. Moi, je n'ai pas tué personne. Vous me donnez 12 ans de prison parce que j'ai protégé ma famille. Oui, il y a eu une victime, mais ce n'était pas supposé arriver. Il avait été chez ma belle-soeur pour frapper une femme et un enfant... Ok, j'ai tort, je l'admets...» a déclaré Boissonneault lundi lorsqu'appelé à témoigner sur sa peine.

C'est davantage en raison de sa feuille de route en matière criminelle que pour son rôle dans l'agression que les avocats ont suggéré une peine identique à celle de Gagné. Boissonneault avait en effet été condamné à une peine de 20 ans de prison en 1990 pour l'homicide de Réjean Morand, tué à la halte routière de Saint-Augustin pour une dette de drogue.

Boissonneault n'a été libéré d'office qu'en 2013 pour cette peine, ayant été en liberté illégale durant plus de trois ans durant cette période parce qu'il violait les conditions de sa libération conditionnelle.

Le juge Morand rendra sa décision mercredi matin.

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