Noyades au Québec: «Pas de place pour la témérité», dit la ministre Vien

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Selon Dominique Vien, les nombreux décès sur les cours d'eau «auraient été évitables si les gens n'avaient pas été téméraires».

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(Québec) La ministre Dominique Vien, responsable de la Régie du bâtiment du Québec, admet que la tendance des noyades pour la première moitié de 2016 est «un petit peu inquiétante». Mais elle ne voit pas ce que le gouvernement pourrait faire de plus pour éviter des accidents qui se produisent pour la plupart dans des lieux non réglementés et non surveillés.

«C'est difficile de réglementer les milliers de rivières et de lacs que nous avons au Québec. Il y a une question de gros bon sens, de jugement, de vigilance des parents», a commenté la ministre du Travail à Radio-Canada, mardi, en marge d'une conférence de presse portant sur la brigade Splash.

Depuis le début de l'année, 23 noyades ont été comptabilisées au Québec, ce qui représente une augmentation par rapport à 2014 et 2015. Les dernières semaines ont été particulièrement mortelles. Dans la seule rivière Montmorency, trois personnes ont perdu la vie. 

La ministre a d'ailleurs utilisé cet exemple négatif pour étayer son propos : «Les gens prennent des risques qu'ils ne devraient pas prendre. Il faut redoubler de prudence, ne pas minimiser le danger et le risque. C'est le message aujourd'hui qu'on veut lancer. Ces décès sont des décès qui franchement auraient été évitables si les gens n'avaient pas été téméraires.» 

Selon les statistiques mises de l'avant par le gouvernement du Québec, le nombre de noyades est passé de 82 en 2007 à 72 en 2014, soit une baisse de 12 %. Il y a quelques décennies, on parlait plutôt de 200 décès par année, a rappelé récemment Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage. Dans les endroits surveillés, aucun décès n'a été rapporté depuis deux ans. 

Brigade Splash

La brigade Splash, active depuis 10 ans, est financée par la Société de sauvetage et la Régie du bâtiment du Québec, qui est responsable de l'application du Règlement sur la sécurité dans les bains publics. 

Trois équipes d'animateurs font la tournée des piscines et des plages publiques un peu partout dans la province pour vérifier la conformité des installations avec les propriétaires et les gestionnaires, mettre à jour les connaissances des sauveteurs et sensibiliser les baigneurs aux règles de sécurité. Tout cela dans une optique de prévention des accidents. Pour la première fois cette année, des piscines d'hôtel seront aussi visitées.

Lac Raquette: le bambin est décédé 

Le bilan des noyades au Québec cette année s'est alourdi, lundi soir. Découvert inanimé par son père dans le lac Raquette, en Beauce, dimanche matin, un bambin de deux ans a finalement rendu l'âme à l'hôpital.

L'enfant avait été trouvé immergé dans l'eau du lac Raquette, à Saint-Benoit-Labre, près du quai de la résidence familiale. Son coeur avait cessé de battre, mais des manoeuvres de réanimation à l'arrivée des secours lui avaient permis de retrouver des pulsations cardiaques. Le bambin reposait depuis dans un état critique à l'hôpital. Son décès a été constaté lundi soir, selon la Sûreté du Québec.

La tragédie se serait produite alors que le père de la jeune victime dormait. À son réveil, dimanche matin, constatant l'absence de son fils, le père avait rapidement repéré un objet sur le quai, le menant à la macabre découverte.  Avec Guillaume Piedboeuf

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