Enfants filmés à leur insu à la garderie

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Caché derrière une trappe, David Boivin a filmé pendant deux ans les enfants de la garderie de sa mère, à Saint-Lambert-de-Lauzon. En insistant sur les fesses des petits garçons et des petites filles.

L'homme de 27 ans a plaidé coupable à des accusations de possession et, plus grave encore, de production de pornographie juvénile.

Boivin, individu sans antécédent judiciaire, a admis qu'à 4386 reprises, il a sorti son iPod et a filmé à leur insu les jeunes enfants gardés par sa mère, au sous-sol de la résidence familiale. En tout, c'est l'équivalent de 12 heures d'écoute de vidéos, a insisté la procureure de la Couronne Me Nathalie Leroux. 

Sur certaines séquences vidéo, que le juge Bernard Lemieux a dû voir lundi, on peut entendre l'accusé se masturber durant le tournage. 

David Boivin a extrait des photos de ses vidéos. Selon la description qui en a été faite à la cour, le photographe a pris les images des enfants de dos, en bermudas ou en maillot de bain, en faisant un «zoom» sur leurs fesses.

Gratification sexuelle

Le juge Bernard Lemieux a insisté pour que l'accusé admette explicitement son crime et l'explique à haute voix. «Pourquoi preniez-vous des photos et des vidéos des enfants de la garderie?»

L'accusé a d'abord bredouillé que cette question avait déjà été répondue. Lorsque le juge lui a soumis que c'était pour obtenir une gratification sexuelle, Boivin a opiné.

Après son arrestation en octobre 2014, David Boivin a été remis en liberté avec l'interdiction stricte de se rendre à Saint-Lambert-de-Lauzon.

En plus des images des bambins de la garderie, David Boivin avait téléchargé près de 25 000 images choquantes - tant de l'avis de la Couronne que de celui de l'avocat de défense Me François-Xavier Turmel-Doyon - d'enfants de 3 à 12 ans qui ont des relations sexuelles avec des adultes.

Jeunes garçons et jeunes filles

Si la majorité des images montrent des fillettes, de jeunes garçons ont aussi été pris en photo en train de se faire des fellations.

La procureure de la Couronne réclame une peine de détention de deux ans moins un jour, soit le double de la peine minimale prévue pour l'infraction de production de pornographie juvénile.

L'avocat de défense estime lui qu'une peine de 15 à 18 mois de détention serait appropriée, vu la reconnaissance de culpabilité de son client, le fait qu'il a amorcé une thérapie et qu'il dit avoir des regrets.

Le juge Bernard Lemieux rendra sa décision mercredi.

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