Un ex-aspirant policier coupable de tentative de meurtre

Vincent Langlois-Laroche n'a visiblement pas accepté la rupture... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Vincent Langlois-Laroche n'a visiblement pas accepté la rupture que lui a imposée Caroline Pagé, au point où il aurait tenté de la tuer.

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(Québec) Vincent Langlois-Laroche, cet aspirant policier qui avait fait le plan de tuer son ancienne copine infirmière au CHUL, est coupable de tentative de meurtre, de menaces de mort et de harcèlement.

Préoccupée par la sécurité de la plaignante, la Couronne a obtenu l'incarcération immédiate du jeune homme de 26 ans, qui avait passé les procédures en liberté surveillée.

Après deux ans de fréquentation, Vincent Langlois-Laroche de Portneuf et Caroline Pagé de Cap-Santé ont mis fin à leur relation en janvier 2014. 

Pourtant initiateur de la rupture, Langlois-Laroche n'a jamais accepté de voir sa copine s'éloigner. Il a inondé son ex de cadeaux et surtout de messages, qui ont constitué du harcèlement.

Lors d'une ultime rencontre, en mars 2014, Langlois-Laroche confie à Caroline Pagé qu'il rêve de la tuer, ce qui le rend coupable de menaces de mort.

Par la suite, il va méthodiquement élaborer un plan pour concrétiser son envie. Il y mentionne notamment : «creuser un trou, endroit où jeter les preuves; l'achat d'une corde, poids, couteau, poing américain». Il prévoit le déroulement de l'agression. «Attendre qu'elle sorte du véhicule. Approche tactique et assommer. La mettre dans son auto. La taper et la mettre dans le coffre. Laisser le moins de trace possible.»

Il va acheter et installer un GPS sous la voiture de la jeune femme. Grâce à un logiciel, il peut suivre ses déplacements sur son ordinateur.

Dans la soirée du 8 au 9 juin, le jeune homme, la tête recouverte d'un capuchon, a assailli l'infirmière après son quart de travail au CHUL, près de sa voiture, rue Général-Tremblay. Il l'a frappée à la tête avec un objet avant de fuir. Saignant abondamment, Caroline Pagé a réussi à se rendre à l'urgence avec l'aide d'un bon samaritain.

Elle a reconnu la voix de Vincent Langlois-Laroche et ce dernier sera arrêté par les policiers quelques heures plus tard.

Pas de trouble délirant

L'accusé prétendait qu'au moment des faits, il était atteint d'un trouble délirant qui l'aurait rendu non criminellement responsable.

La juge n'a pas cru son témoignage.

«L'ensemble de la preuve démontre hors de tout doute raisonnable que l'accusé n'a pas agi impulsivement, affirme la juge. Il a pensé, songé, prémédité et planifié le meurtre. Il a mis à exécution son projet dans la nuit du 8 au 9 juin 2014. Il avait tout prévu, sauf l'arrivée inopinée d'une voiture qui a dérangé son plan et a permis à la plaignante de se sauver.»

Comme tous ceux qui ont suivi le procès, la juge Pelletier a été à même de constater l'étendue de la personnalité narcissique de l'accusé, un homme égocentrique qui n'accepte pas l'échec, note-t-elle. Au moment de l'agression, Langlois-Laroche était capable de juger de la nature de ses actes et il savait que ses actes étaient mauvais.

Victime d'un complot

Cet hiver, alors qu'il attendait le jugement de la juge Chantale Pelletier, Vincent Langlois-Laroche a rédigé un document dans lequel il consigne, sur plus de 700 pages, tous les griefs qu'il entretient envers la plaignante, l'enquêteur David Fournier et la procureure de la Couronne Me Josée Lemieux. 

Il a envoyé ce document au Directeur des poursuites criminelles et pénales pour que soit entrepris une enquête sur le travail des officiers de justice qui ont, selon Langlois-Laroche, orchestré un vaste complot pour le faire accuser.

Après avoir épié la victime sur son compte Facebook, Vincent Langlois-Laroche en vient à la conclusion qu'elle a exagéré la peur ressentie durant l'agression. Elle manipule à sa guise sa version des faits, dit-il, et tente de tromper le système judiciaire pour lui nuire.

La juge Chantale Pelletier a trouvé particulièrement inquiétant que l'accusé continue à accumuler des preuves contre la plaignante et continue à nourrir autant de ressentiment à son égard. «Il y a lieu de se préoccuper de la sécurité de la victime», a estimé la juge, avant de laisser les constables spéciaux fouiller et menotter le jeune homme, provoquant les sanglots des membres de sa famille.

Les parties reviendront en cour le 29 septembre pour les représentations sur la peine.

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