Deux trafiquants, deux peines aux antipodes

Le pharmacien-trafiquant Christian Vézina a pu éviter la... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le pharmacien-trafiquant Christian Vézina a pu éviter la prison avec sa condamnation à une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité.

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(Québec) Le pharmacien-trafiquant Christian Vézina a pu éviter la prison avec sa condamnation à une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité. Un toxicomane de Portneuf, Éric Gingras, lui, s'en va derrière les barreaux pour cinq ans même s'il a vendu quatre fois moins de comprimés.

Les peines se suivent et ne se ressemblent pas. Mardi, le juge Christian Boulet s'est rendu à la suggestion de la défense et a imposé une peine de deux ans moins un jour avec sursis à Christian Vézina, un ex-pharmacien de St-Sauveur qui a vendu 145 000 comprimés de narcotiques sans ordonnance durant un an, en 2011, à des clients qui menaçaient de le dénoncer.

La Couronne estimait elle que les gestes du professionnel de la santé auraient dû lui valoir une peine de quatre ans de pénitencier.

Le même juge Boulet a vu se présenter devant lui jeudi la Couronne et la défense avec une entente sur une peine de 66 mois à imposer à Éric Gingras, 31 ans, de Pont-Rouge.

L'homme, sans antécédent judiciaire - tous comme le pharmacien - a été pris il y a moins d'un mois en flagrant délit de trafic avec un revendeur.

Une perquisition dans la maison et la voiture de Gingras a permis aux policiers de Québec de saisir 31 500 comprimés de métamphétamines, du cannabis, de la cocaïne, 908 comprimés de médicaments d'ordonnance, 16 000$ en argent ainsi que deux armes à feu et un pistolet taser.

Gingras a choisi de plaider coupable et a exprimé le souhait d'entamer rapidement une cure de désintoxication en milieu carcéral.

Les crimes ayant été commis après le changement législatif de 2012, la prison dans la collectivité n'était pas admissible pour le trafiquant Gingras, contrairement à Christian Vézina.

Le juge Christian Boulet a entériné la suggestion de peine de cinq ans et demi de prison, puisqu'elle lui semblait raisonnable et avait été présenté par deux avocats d'expérience et au fait du dossier, a-t-il indiqué.

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