Meurtre de Cathy Morin: des déclarations à des serveuses acceptées comme preuve

Rolland Lafleur fait face à des accusations de... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Rolland Lafleur fait face à des accusations de meurtre au premier degré.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La Couronne pourra déposer en preuve les déclarations que Cathy Morin avait faites à des serveuses du bar Chez Stanley dans les mois qui ont précédé sa mort le 13 août 2014. L'enquête préliminaire de son ex-conjoint Rolland Lafleur a pris fin vendredi.

Lafleur, 42 ans, a été cité à procès pour meurtre au premier degré, et sa cause a été reportée à l'ouverture des assises criminelles le 12 septembre. Vendredi, le juge Carol Saint-Cyr devait trancher dans le cadre d'une preuve de voir-dire, à savoir s'il permettait à la Couronne de déposer en preuve les verbalisations faites par Mme Morin à deux serveuses du bar Chez Stanley.

En déposant ces témoignages, la Couronne, représentée par Me Thomas Jacques, souhaitait établir le contexte de harcèlement entre Lafleur et son ex-conjointe, qui l'avait quitté en février de la même année.

Mme Morin aurait confié à l'une des deux serveuses que son ex-conjoint la harcelait avec des messages textes et qu'elle avait peur. Pour cette raison, la serveuse serait allée reconduire la victime chez elle à 15 reprises pour s'assurer qu'elle rentre à la maison en toute sécurité.

Toile de fond cohérente

Selon les éléments déposés en preuve, Mme Morin aurait dit à cette serveuse que Lafleur lui aurait dit : «Je vais te tuer, ma cr... de vache». L'homme avait d'ailleurs fait l'objet d'accusations de menaces de mort et de harcèlement criminel et avait été libéré sous de sévères conditions avant d'être accusé de meurtre.

Quant à la seconde serveuse, la victime lui aurait déclaré qu'elle avait peur pour la vie de ses enfants et qu'elle avait reçu par message texte des menaces de la part de son ex-conjoint, qui aurait affirmé qu'il allait la tuer.

«Ces verbalisations s'installent dans une toile de fond cohérente depuis la séparation de février 2014», a déclaré le juge Saint-Cyr avant d'accepter le dépôt de ces éléments de preuve. «Rien n'indique que ces témoins en veuillent à Rolland Lafleur, qu'ils ne connaissaient pas, et rien ne démontre que Mme Morin a été forcée à parler ou qu'elle était en état d'ébriété.»

Le corps de Cathy Morin avait été découvert dans son jumelé de la Coopérative d'habitation Place Neuvialle, dans Duberger. La femme de 38 ans avait été poignardée.

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