En prison pour une agression sous hypnose

Le juge Saint-Cyr ne s'est pas rendu à... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le juge Saint-Cyr ne s'est pas rendu à la demande de la défense, qui réclamait une peine avec sursis, mais a tenu compte du fait que Deshaies occupait deux emplois et était actif pour la société en lui permettant de purger sa peine du samedi, 9h, au dimanche, 16h, sur 45 fins de semaines à partir du 16 juillet.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Denis Deshaies, 49 ans, devra purger 90 jours de prison de façon discontinue les fins de semaine pour avoir eu, en 1988, des contacts sexuels avec un jeune garçon de 11 ans sur lequel il avait utilisé l'hypnose pour arriver à ses fins.

Deshaies, qui était à l'époque âgé de 22 ans, était animateur scout et supervisait des jeunes scouts qui campaient. Il a alors utilisé le subterfuge de l'hypnose sur un jeune garçon pour l'inciter à toucher son pénis.

Vendredi, lors des observations sur la peine, le garçon devenu un homme a expliqué au juge Carol Saint-Cyr l'impact des gestes posés par Deshaies. «Perte de confiance en moi, perte de mon innocence, l'impression d'être engourdi, des crises d'angoisse, des troubles du sommeil, une sexualité anormale et, parfois, des idées suicidaires. Les faits vécus, bien qu'ils puissent paraître banals, ont eu de grands effets sur ma vie. J'ai subi un grave préjudice qui ne doit pas être pris à la légère», a-t-il expliqué.

Des regrets

Appelé à la barre par son avocate, Me Marie-Élaine Poulin, Deshaies a déclaré qu'il ne savait toujours pas ce qui l'avait poussé à poser ce geste il y a plus de 25 ans. «Je n'ai jamais été attiré ni par les jeunes ni par les hommes et je suis prêt à suivre une thérapie pour comprendre ce qui s'est passé», a-t-il affirmé après avoir présenté ses excuses à la victime.

«Je regrette énormément les gestes posés, mille excuses, des excuses éternelles, même si je sais que ça ne suffit pas à réparer le tort causé à la victime», a déclaré Deshaies, qui avait quitté ses emplois de directeur des sports pour la Base de plein air 4 Saisons de Lac-Sergent et d'entraîneur de badminton après le dépôt des accusations. Il cumule maintenant plutôt des emplois d'étalagiste chez Walmart et de camelot pour le Journal de Québec.

Le juge Saint-Cyr ne s'est pas rendu à la demande de la défense, qui réclamait une peine avec sursis, mais a tenu compte du fait que Deshaies occupait deux emplois et était un actif pour la société en lui permettant de purger sa peine du samedi, 9h, au dimanche, 16h, sur 45 fins de semaine à partir du 16 juillet.

Rencontré par Le Soleil après l'audience, l'homme qui avait subi les gestes de Deshaies était satisfait de la décision. «Le juge a rendu une décision basée sur les faits. Tout ce que je voulais, c'est qu'il [Deshaies] arrête ses niaiseries. Ses gestes m'ont affecté grandement, et je vois encore un psychologue à cause de ça. Même si ça fait 28 ans, je me rappelle encore très bien des détails de cette soirée», a-t-il déclaré.

Un autre homme qui avait déjà accusé Deshaies d'avoir posé des gestes de nature sexuelle à son endroit quand il était enfant, mais dont le quadragénaire avait été acquitté en octobre 2015, accompagnait la victime lors de l'audience. Il a manifesté le désir de voir sa cause portée en appel à la suite de la décision rendue vendredi.

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