Les ouvriers de la nouvelle centrale de police montreront patte blanche

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La Ville a de Québec acquis pour 2,6 millions $ un terrain de 15 000 mètres carrés à l'angle nord-ouest du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles, voisin du quartier général de la Sûreté du Québec.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La compagnie qui sera choisie par la Ville de Québec pour la construction de la nouvelle centrale de police devra montrer patte blanche. Tous les employés et sous-traitants pourraient être appelés à remplir une demande de vérification d'antécédents judiciaires.

La Ville a lancé son appel d'offres lundi et attend les soumissions jusqu'au 22 juin en vue de la construction de sa nouvelle centrale au coût de 24,3 millions $. Le bâtiment sera érigé à l'angle de la rue des Rocailles et du boulevard Pierre-Bertrand, dans le secteur Lebourgneuf.

Le document d'appel d'offres impose un cadre strict aux potentiels soumissionnaires et leurs employés. Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) se garde notamment le droit de refuser une entreprise si celle-ci est dirigée par quiconque a des antécédents judiciaires.

La disposition s'étend ensuite à tout employé qui travaillera sur le chantier. «Un formulaire de vérification d'antécédents judiciaires sera envoyé par courriel au fournisseur retenu afin qu'il puisse le faire remplir par chaque ressource identifiée, incluant tout sous-traitant», peut-on lire dans le document publié sur le système électronique d'appels d'offres (SEAO).

Bref, toute personne liée de près ou de loin à la construction pourrait faire l'objet de vérifications. Sont visées toute «déclaration de culpabilité ou toute accusation pour une infraction criminelle, [ainsi que] toute inconduite pouvant raisonnablement entacher l'image de la Ville». Cette dernière s'octroie le droit de rejeter toute entreprise ou employé sans en donner le motif.

«Dès qu'un appel d'offres touche le service de police, cette clause fait partie du document», explique Sylvain Gagné, porte-parole à la Ville de Québec. Elle est donc rarement appliquée dans la mesure où elle concerne des «bâtiments sensibles», confirme-t-il au Soleil.

Détails sur les effectifs

Une carte incluse dans le document indique que la centrale occupera 2500 mètres carrés au sol sur les 15 000 mètres carrés que compte le terrain. Les quatre étages totaliseront 10 000 mètres carrés habitables. Le lot avait été acquis par la Ville au coût de 2,6 millions $.

L'appel d'offres donne aussi des détails sur les services qui seront regroupés dans le nouveau bâtiment. Ainsi, tous les modules d'enquêtes auront leur bureau dans le secteur Lebourgneuf. Actuellement, le module d'enquête des crimes généraux (enquêtes d'arrondissement) est logé dans des locaux loués dans le secteur de l'avenue Saint-Sacrement.

De plus, on y apprend que 326 des quelque 450 patrouilleurs seront localisés dans la nouvelle centrale. Les autres seront répartis entre les postes de Sainte-Foy, route de l'Église, et le futur poste de Saint-Roch, à l'angle des rues du Pont et Prince-Édouard. 

En conférence de presse début mai, le chef du SPVQ, Michel Desgagnés, disait espérer que les travaux se terminent en 2020. La construction de la nouvelle centrale fait partie d'un vaste plan de réaménagement des effectifs sur le territoire au coût total de 40 millions $. 

Avec Jean-François Néron

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