Pas question de forcer la main à l'UPAC, dit Couillard

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Le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière

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(Québec) Les libéraux de Philippe Couillard n'ont pas l'intention de forcer l'UPAC à remettre aux parlementaires les informations recueillies sur les «irrégularités» au ministère des Transports du Québec (MTQ).

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a reçu du MTQ la fameuse clé USB de l'enquêteuse Annie Trudel, mandatée par l'ex-ministre Robert Poëti pour éclaircir certaines pratiques au Ministère. 

Devant la commission de l'administration publique (CAP), à la mi-mai, l'ex-sous-ministre aux Transports, Dominique Savoie, s'est engagée à transmettre la clé USB aux parlementaires. Or, il y a quelques jours, l'UPAC a fait savoir au MTQ qu'elle ne voulait pas que les informations soient divulguées. 

«Le contenu de la clé USB constitue une dénonciation qui est présentement en enquête par des membres de mon personnel afin de déterminer les suites à y donner», a écrit le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, au nouveau sous-ministre aux Transports, Denis Marsolais. Il invoque la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics pour éviter de transmettre une information «susceptible d'entraver une enquête à venir». 

L'opposition veut comprendre

Les partis d'opposition veulent quand même se faire présenter l'information. «Personne ne veut compromettre les enquêtes policières qui pourraient être lancées», a affirmé le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, qui suggère d'entendre le commissaire Lafrenière à huis clos. «Nous essayons toujours de comprendre ce qui s'est passé», a ajouté M. Gaudreault. 

Philippe Couillard et les libéraux de la CAP ne donnent aucun signe de vouloir accéder à cette demande. Le premier ministre qualifie la demande d'irresponsable. «On veut que les élus donnent des ordres à l'UPAC, a déclaré M. Couillard en Chambre. Nous, on ne fera pas ça.»

Dans une décision rendue après la période de questions, le vice-président de la Chambre, François Ouimet, a reconnu que la CAP a le pouvoir d'obliger le MTQ à lui transmettre les informations, malgré la demande de l'UPAC. Mais, à la lumière des déclarations du premier ministre, tout indique que les députés libéraux, majoritaires à la CAP, ne voteront pas en ce sens. 

Le député caquiste Éric Caire a déjà noté que l'ex-sous-ministre Savoie avait déclaré aux parlementaires qu'il n'y avait rien de compromettant sur la clé USB. Il réclame son congédiement de la fonction publique. 

Une avenue aussi demandée par la porte-parole péquiste aux Transports, Martine Ouellet, s'il s'avère que toute la vérité n'a pas été dite aux parlementaires. «On ne peut pas ne pas sanctionner, a dit Mme Ouellet. J'espère que ce n'est pas le cas. On a eu trop de versions différentes avec des explications qui ne tenaient pas la route. Ça prend des conséquences, très clairement.»

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