Coupable de meurtre non prémédité: droit à un appel, mais pas à l'aide juridique

Johanne Johnson... (Photo collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Johanne Johnson

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

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Le Soleil

(Carleton) Johanne Johnson, une Gaspésienne reconnue coupable le 16 avril du meurtre non prémédité de son mari, James Dubé, obtient la permission d'en appeler sur des questions de fait quant à cette décision et au sujet de la peine de 11 ans de pénitencier imposée le 20 avril.

Toutefois, le Centre communautaire juridique du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie refuse pour le moment qu'elle bénéficie encore de l'aide juridique. Cette décision, qui sera soumise à un comité de révision le 9 juin, retarde aussi l'audition de la demande de remise en liberté de Mme Johnson.

Le Centre communautaire juridique est d'avis que Johanne Johnson «est inadmissible financièrement à l'aide juridique», précise son directeur général, Me Jean-Roch Michaud. Il ne peut préciser pour le moment les raisons de ce refus, concédant qu'il s'appuie sur des déclarations entendues lors du procès, tenu à partir du 18 janvier au palais de justice de Percé.

L'avocate Ariane Duval, qui représente Johanne Johnson, note que sa cliente «était admissible pour le procès et qu'elle est incarcérée depuis. Nous prétendons qu'elle a encore droit à l'aide juridique. Son statut financier n'a pas changé depuis et c'est pourquoi nous allons en révision».

Me Duval prend donc un risque calculé depuis l'annonce de la sentence, le 20 avril.

«En ce moment, toutes les demandes sont faites en prenant pour acquis que ma cliente est admissible à l'aide juridique [...] Le fardeau de la preuve est assez élevé dans un cas de meurtre et pour une personne condamnée à perpétuité [sans possibilité de libération conditionnelle avant 11 ans]. On doit obtenir les notes sténographiques, par exemple. Cet aspect à lui seul pour coûter des milliers de dollars», précise Me Duval, qui est avocate de pratique privée.

L'emploi de ses services, comme ceux de son prédécesseur, Rodrigue Beauchesne, a dû être approuvé par le Centre communautaire juridique. Les honoraires sont déterminés en fonction d'un tarif forfaitaire s'appliquant à chaque étape de procédure.

Me Duval devra aviser à propos d'une stratégie avec Johanne Johnson si l'inculpée demeure inadmissible à l'aide juridique après le 9 juin. Il est prématuré d'avancer une date d'audience de remise en liberté.

Le meurtre de James Dubé, un pêcheur de homard, est survenu le 30 avril 1998 dans la maison du couple. Il a reçu une balle de carabine 22 dans la tête alors qu'il dormait, sur le divan du salon, après le dîner. Victime de violence conjugale, Johanne Johnson avait été suspectée dans les heures suivant la découverte du corps.

Elle n'a toutefois été arrêtée qu'en juin 2013, après une enquête par infiltration de type Mr. Big, une technique visant à faire avouer un crime au suspect ou à la suspecte.

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