Rage au volant au Centre Vidéotron

Selon la preuve présentée hier au tribunal, l'accusé... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Selon la preuve présentée hier au tribunal, l'accusé aurait crié à l'agent de stationnement de «se tasser, sinon il allait lui passer dessus».

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(Québec) Un préposé au stationnement du Centre Vidéotron aurait été victime d'un accès de rage au volant de la part d'une relation des Hells Angels le soir du spectacle de Justin Bieber.

Il y avait foule le 14 mai, quelques minutes avant le début du spectacle de la star pop, au Centre Vidéotron.

Carol Lirette, 41 ans, en libération conditionnelle après avoir purgé une peine de trois ans et demi pour trafic de stupéfiants, s'en va reconduire ses enfants au spectacle.

Selon la preuve présentée hier au tribunal, Lirette a pénétré dans la voie de débarcadère des taxis, malgré les indications d'un agent de stationnement.

Le préposé s'est mis devant la Camaro pour bloquer le passage. Lirette aurait continué à donner des coups d'accélérateur. Il aurait crié à l'agent de stationnement de «se tasser, sinon il allait lui passer dessus».

Carol Lirette aurait finalement réussi à se faufiler, mais un autre agent a été frappé par le miroir latéral de la voiture et est tombé au sol. Le conducteur a laissé ses enfants à l'amphithéâtre et a ensuite vu un chauffeur de taxi lui barrer le chemin jusqu'à l'arrivée des policiers.

Lirette a été accusé de conduite dangereuse, délit de fuite et agression armée.

La fille de Carol Lirette, âgée de 20 ans, a tenté d'expliquer l'épisode. «C'est nouveau l'amphithéâtre, on ne savait pas trop où passer et on ne savait pas que c'était une entrée de taxi», a affirmé la jeune femme. «Un coup qu'on était tourné, on ne pouvait rien faire, on était bloqué. L'agent de stationnement avait dû s'obstiner avec beaucoup de monde; il ne voulait pas collaborer.»

Évènement ponctuel

Le ministère public s'opposait à la remise en liberté provisoire de Carol Lirette, un individu toujours considéré comme une relation des Hells Angels qui a fait du trafic de stupéfiants durant deux décennies.

Pour l'avocat de défense Me Vincent Montminy, les délits reprochés à son client sont liés à un événement ponctuel et non à sa «carrière».

«Est-ce qu'il l'a échappé ce soir-là? Est-ce qu'il y avait trop de gens, trop de frustration des deux côtés?» demande l'avocat.

Le rapport des Services correctionnels laisse voir un Carol Lirette avec un grand potentiel de réhabilitation, insiste son avocat. Lirette a coupé les ponts avec son ancien milieu, dit Me Montminy, et s'est replacé comme menuisier-charpentier.

Le juge Alain Morand a accepté que l'homme regagne sa liberté en échange d'un cautionnement de 10 000 $. Il pourra conduire seulement pour se rendre à son travail et devra se tenir loin du Centre Vidéotron.

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