Ghomeshi conclut une entente avec une présumée victime et s'excuse

Jian Ghomeshi s'est présenté au tribunal mercredi matin... (La Presse Canadienne, Chris Young)

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Jian Ghomeshi s'est présenté au tribunal mercredi matin en compagnie de son avocate Marie Henein.

La Presse Canadienne, Chris Young

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Colin Perkel, Diana Mehta
La Presse Canadienne
Toronto

L'ancien animateur-vedette de CBC Jian Ghomeshi a présenté ses excuses en cour, mercredi, pour son comportement «irréfléchi et insensible» envers une ex-collègue qui l'accusait de l'avoir agressée sexuellement.

Les excuses ont été présentées après que les procureurs eurent lu les allégations à son endroit.

Jian Ghomeshi a signé un engagement à ne pas troubler l'ordre public, puis la Couronne a retiré l'accusation d'agression sexuelle qui pesait contre lui et pour laquelle il devait subir un procès, en juin.

Selon les allégations, l'ex-animateur aurait agrippé son ancienne collègue Kathryn Borel par derrière, alors qu'ils étaient au travail en 2008, puis aurait poussé son bassin contre elle.

L'homme de 48 ans a été accusé il y a un an en lien avec le présumé incident.

Mme Borel a accepté de lever l'interdit de publication empêchant les médias de dévoiler son identité.

«Je veux m'excuser auprès de Mme Borel pour mon comportement à son endroit au travail», a déclaré M. Ghomeshi.

«Je reconnais maintenant que j'ai franchi les limites de façon inappropriée. Je ne me suis pas rendu compte des dommages que j'avais causés. Je le comprends maintenant.»

L'avocate de Jian Ghomeshi, Marie Henein, a affirmé que son client avait subi un «intense procès public» et estime qu'il s'en est sorti avec dignité.

Les excuses représentent «tout ce que la Couronne et la cour» lui ont demandé de faire.

Le procureur de la Couronne, Michael Callaghan, a lu une brève déclaration de faits sur laquelle s'était appuyée la poursuite pour l'engagement à ne pas troubler l'ordre public.

«En s'excusant pour ses gestes, M. Ghomeshi accepte la responsabilité de ces gestes», a indiqué Me Callaghan.

Jian Ghomeshi devra se tenir loin de Kathryn Borel et ne pourra pas posséder d'armes en vertu de l'engagement à ne pas troubler l'ordre public, qui n'est pas une déclaration de culpabilité.

En mars, Jian Ghomeshi avait été acquitté d'accusations d'agressions sexuelles et de tentative d'étouffement déposées contre lui par trois autres plaignantes. Il a toujours affirmé qu'il n'avait rien fait de mal et avait plaidé non coupable.

Il devait subir un autre procès le mois prochain pour répondre à une accusation d'agression sexuelle liée à l'incident survenu en 2008 à CBC.

Adopter un bon comportement

L'engagement de ne pas troubler l'ordre public, qui est généralement utilisé dans des cas de violence conjugale, est une disposition du Code criminel qui permet aux autorités d'imposer des conditions à un individu, qui promet d'adopter un bon comportement.

L'accusation d'agression sexuelle à laquelle faisait face Jian Ghomeshi dans ce deuxième dossier était associée à une peine maximale de 10 ans de prison.

Pas d'entente proposée à Lucy DeCoutere

L'une des trois femmes ayant accusé Jian Ghomeshi d'agression sexuelle à l'extérieur de son lieu de travail affirme qu'elle n'a jamais eu la possibilité de demander un engagement à ne pas troubler l'ordre public plutôt que de témoigner dans le cadre du procès très médiatisé de l'ancien animateur de radio plus tôt cette année.

En entrevue avec La Presse Canadienne depuis Halifax, mercredi, Lucy DeCoutere a déclaré que ce n'était pas une voie que les plaignantes du premier procès auraient pu emprunter puisque cela ne leur avait pas été proposé et qu'elles ignoraient que cette option était disponible.

Mme DeCoutere a révélé que les procureurs avaient passé très peu de temps avec les deux autres plaignantes et elle-même avant le début du premier procès contre Jian Ghomeshi en février.

Elle a confié que sa préparation en vue des procédures avait été très limitée et qu'il n'y avait eu aucune collaboration avec les procureurs de la Couronne.

Lucy DeCoutere a fait remarquer que l'engagement de ne pas troubler l'ordre public avait permis à Mme Borel d'échapper à un procès très médiatisé et à un contre-interrogatoire cinglant de l'avocate de l'ancienne vedette de CBC, Marie Henein.

«Je suis contente que Mme Borel ait pu éviter cela, a indiqué l'actrice, qui a déjà fait partie de la distribution de la télésérie Trailer Park Boys. C'était probablement mieux comme cela, que [Ghomeshi] reconnaisse sa culpabilité et qu'elle ait la possibilité de raconter sa version des faits sans être manipulée par Marie Henein et sa façon de jouer sur les mots.»

En mars, l'ex-animateur de la populaire émission de radio «Q» avait été acquitté des accusations d'agressions sexuelles et de tentative d'étouffement portées par Lucy DeCoutere et deux autres plaignantes.  La Presse Canadienne

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