Grosse saisie de drogue à Québec

Trois kilogrammes de cocaïne, 100 000 comprimés de... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Trois kilogrammes de cocaïne, 100 000 comprimés de métamphétamines, 5 livres de cannabis, 5 gallons de GHB et une importante quantité de stéroïdes ont été retrouvés par le SPVQ lors de quatre perquisitions dans le secteur des Rivières.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) «Une des plus grosses saisies» de l'histoire du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a été menée mardi et mercredi à Québec. Au total, un magot d'une valeur de 2 millions $ a été saisi.

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Un magot d'une valeur de 2 millions $ a été saisi.

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Quelque 3 kilogrammes de cocaïne, 100 000 comprimés de métamphétamine, plus de 19 litres - soit près de 4000 doses - de GHB, 133 grammes de haschich, 30 000 comprimés de Cialis, une importante quantité de stéroïdes anabolisants, ainsi que 55 000 $ en argent ont entre autres été récoltés par le SPVQ au terme de quatre perquisitions effectuées dans le secteur des Rivières et de Limoilou, à Québec.

Et puisque l'importante circulation de métamphétamine dans les écoles est un «secret de Polichinelle», note Pierre Poirier, porte-parole du SPVQ, nul doute qu'une part du réseau démantelé agissait auprès de cette jeune clientèle.

L'opération a également mené à l'arrestation de quatre personnes, dont Philippe Dionne, 35 ans, «la tête dirigeante» d'un réseau de trafic de stupéfiants qui détient des «liens établis avec le crime organisé», mentionne John Nolan, responsable des crimes en réseau aux enquêtes spécialisées du SPVQ. Les trois autres personnes arrêtées sont Mathieu Pilon, 21 ans, Alexandre Clément, 25 ans, et Pierre-Luc Fortin, 27 ans. D'autres arrestations sont à prévoir.

Tous les quatre ont comparu au palais de justice de Québec mercredi sous divers chefs d'accusation liés au trafic de stupéfiants et au recel. Philippe Dionne restera en détention jusqu'à son enquête sous caution, le 11 mai.

«La tête dirigeante était à un niveau quand même assez appréciable, et tous ses distributeurs s'approvisionnaient chez lui», précise M. Nolan. «Disons que leur terrain de jeu était vraiment la ville de Québec et les environs. Donc, c'est vraiment notre territoire qui était ciblé par la distribution de ces drogues-là.»

«Une victoire pour nous»

Rencontré jeudi par Le Soleil à la centrale de police du parc Victoria, Pierre Poirier laisse entendre qu'une telle opération est «une victoire pour nous». «On a enquêté par en haut et non par en bas dans le cadre de cette enquête-là, donc les revendeurs n'ont pas été touchés pour l'instant. On a vraiment coupé ça à partir de la tête dirigeante.»

Le résultat de la perquisition a été présenté aux médias jeudi matin. Sur une imposante table, des dizaines de sacs de comprimés de métamphétamine sont exposés aux côtés de sachets de cocaïne, d'une cuve de GHB et de flacons de Cialis et de Viagra. Et tout ça ne représente qu'«environ la moitié de la saisie totale», précise M. Poirier. Car une autre table similaire aurait été nécessaire pour exposer toutes les fioles de stéroïdes anabolisants récupérées perquisitionnées.

Quant à savoir si l'opération policière aura comme conséquence le démantèlement définitif du réseau de trafic de stupéfiants en question, rien n'est moins sûr, admet John Nolan. «Vous savez que dans le domaine des stupéfiants, on démantèle un réseau, et il y a quand même un tentacule qui vient se greffer au réseau et qui recommence. Nous, c'est un combat de tous les jours. On ne lâche pas prise. On continue à faire les dossiers et à travailler de façon à cibler les têtes dirigeantes.»

Une dizaine d'enquêteurs, soit l'entièreté du Bureau des stupéfiants du SPVQ, ont été mis à contribution lors de cette opération, appelée projet Jongleur, lancée il y a trois mois. L'enquête se poursuit.

La «tête» en lien avec l'extrême droite

Philippe Dionne, «la tête dirigeante» du réseau démantelé par le Service de police de la Ville de Québec cette semaine, semble connu d'un certain cercle musical de Québec. Selon une source jointe par Le Soleil, il aurait fait partie du groupe d'extrême droite Légitime violence, en plus d'avoir travaillé au bar L'Anti, rue Dorchester. Précédemment, il aurait été «barré» du bar l'AgitéE - l'ancien L'Anti -, «pas tant à cause de la vente [de drogues] qu'à cause de ses liens avec des mouvements d'extrême droite», précise la source, qui préfère taire son identité. À l'époque, «on ne comprenait pas trop pourquoi il était encore toléré par la gang de L'Anti. Ça mettait bien du monde mal à l'aise». Joint jeudi par Le Soleil, le copropriétaire de L'Anti Jay Manek a nié le fait que Philippe Dionne ait déjà été employé de son établissement. «Il nous aidait parfois», admet-il toutefois, ajoutant l'avoir connu il y a 15 ans. M. Manek s'est d'ailleurs dit surpris d'apprendre l'arrestation de Philippe Dionne. «Ça a pas l'air d'un gars comme ça.» L'autre copropriétaire de L'Anti, Karl-Emmanuel Picard, a quant à lui nié tout lien avec l'accusé.

Quelques prix sur le marché noir

0,5 g de cocaïne : 40 $

1 comprimé de métamphétamine : 3 $

5 ml (une dose) de GHB : 10 $

1 comprimé de Cialis : 5 à 10 $

1 g de cannabis : 10 $

1 fiole de stéroïdes : 50 $

Source : Service de police de la Ville de Québec

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