Alain Perreault détenu durant son second procès

Alain Perreault avait été reconnu coupable en 2011... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Alain Perreault avait été reconnu coupable en 2011 du meurtre prémédité de Lyne Massicotte à la suite d'aveux obtenus dans le cadre d'une opération de type Mr. Big.

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(Québec) Alain Perreault restera détenu durant son deuxième procès pour le meurtre de Lyne Massicotte, prévu à l'automne.

Dans sa décision rendue mercredi après-midi, le juge Richard Grenier de la Cour supérieure conclut que «la détention du requérant est nécessaire tant pour la protection du public que pour préserver la confiance de la société dans l'administration de la justice».

Alain Perreault a été arrêté en janvier 2010 au terme d'une opération de type «Mister Big». Il avait été embrigadé dans une fausse organisation criminelle, composée d'agents doubles de la police, et avait fini par avouer avoir tué Lyne Massicotte, une mère monoparentale de Chambly rencontrée sur Internet. Perreault a aussi confessé au patron de la bande qu'il a tenté d'avoir une relation sexuelle avec le cadavre de la dame.

Perreault était le dernier à avoir vu Lyne Massicotte vivante en juillet 2003.

Alain Perreault avait d'abord obtenu une remise en liberté provisoire lors de son premier procès, mais il avait été ramené en détention par un arrêt de la Cour d'appel à l'été 2010. Il a été reconnu coupable par un jury six mois plus tard.

Depuis, après des décisions de la Cour suprême venant baliser les opérations «Mister Big», Alain Perreault a pu obtenir un second procès.

Son avocat Me Stéphane Beaudoin plaide que l'accusation contre son client ne paraît plus aussi fondée que lors du premier procès car la Couronne aura maintenant le fardeau de prouver que les aveux obtenus sont admissibles.

La procureure de la Couronne Me Lyne Morais affirme que sa preuve n'a rien perdu en solidité et que Perreault, qui a peu d'antécédents judiciaires, montre néanmoins une propension marquée pour la violence et la commission d'actes criminels.

Durant l'audience sur la remise en liberté, l'avocat d'Alain Perreault a rappelé que l'ex-cardiologue Guy Turcotte avait pu obtenir sa remise en liberté provisoire avant son procès pour le meurtre de ses deux enfants. «Avec égards, il s'agissait d'une situation fort différente, écrit le juge Richard Grenier. Le juge [André] Vincent, se fondant sur la preuve faite devant lui, a conclu que «les risques pour la société sont très faibles».

Pour convaincre le tribunal de le remettre en liberté, Alain Perreault avait proposé d'aller demeurer quelques jours à la résidence pour personnes âgées de sa mère, âgée de 80 ans. Il voulait ensuite se trouver son propre logement.

Dans sa décision, le juge Grenier ne commente pas cette suggestion.

Les parties se reverront à la mi-mai pour une conférence de préparation du procès, qui est fixé au début septembre.

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