Coiteux veut obliger un plan d'intervention en cas de sinistre majeur

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Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, sonne la fin de l'approche volontaire dans l'adoption par les municipalités d'un plan d'intervention en cas de sinistre majeur.

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(Québec) Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, sonne la fin de l'approche volontaire dans l'adoption par les municipalités d'un plan d'intervention en cas de sinistre majeur.

Le Soleil a écrit cette semaine que, 15 ans après la ratification de la Loi sur la sécurité civile, plus de la moitié des municipalités au Québec n'ont toujours pas de plan. Surtout les plus petites. M. Coiteux veut changer la donne.

«Il y a un grand nombre de municipalités qui ont un plan de sécurité civile, mais on voit bien qu'il faut aller plus loin que ça», a affirmé le ministre de la Sécurité publique au Soleil.

Des travaux ont été entrepris avec l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui doivent déboucher sur l'adoption d'un «plan obligatoire» d'intervention.

«Les travaux se font actuellement pour aller au-delà du caractère volontaire de l'approche suivie jusqu'à maintenant, a dit M. Coiteux. [...] Certaines municipalités sont avancées, d'autres moins. Là, on est rendu au stade où on va pouvoir accélérer les choses avec un règlement. La loi le permet et c'est vers ça qu'on s'en va.» Le ministre parle d'un règlement «très prochainement». 

Les discussions actuelles portent sur les éléments qui doivent nécessairement faire partie d'un plan d'intervention en fonction de la taille et de la réalité de chacune des municipalités. «Ce ne sont pas des investissements dans les casernes de pompiers, note le ministre Coiteux. Ce sont des outils de planification qui doivent être mis en place : qu'est-ce qu'on doit avoir comme information de base? Qu'est-ce qui doit être fait dans les premières minutes de l'incident? Quel est l'état de préparation des lieux? Qui doit être en contact avec qui?»

À l'UMQ, qui représente les plus grandes villes, la «très grande majorité» des membres ont adopté un plan, indique la présidente, Suzanne Roy. Mais la situation particulière des uns et des autres commande que le gouvernement accompagne celles qui n'en ont toujours pas, a-t-elle souligné. «Il faut avoir l'expertise, a indiqué Mme Roy. Quand on parle d'une petite municipalité où il y a un, deux ou trois employés, il faut souvent aller chercher l'expertise à l'extérieur. Il faut voir comment on peut mieux soutenir ces petits milieux.»

Approche progressive

Le président de la FQM, Richard Lehoux, qui représente les municipalités de plus petites tailles, plaide pour une approche «façon progressive». «L'important est que l'on avance et que le travail soit bien fait, a plaidé M. Lehoux. Il faut s'en assurer.»

Aucune municipalité ne s'opposera à l'adoption d'un plan dans la mesure où le ministère de la Sécurité publique les accompagne convenablement, a estimé le président de la FQM. «La responsabilité d'une municipalité est de voir à la sécurité de la population, a noté M. Lehoux. C'est certain que s'il arrive un Act of God que personne ne pouvait prévoir... On ne peut pas demander l'impossible non plus.»

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