Incendie à Saint-Raymond: à genoux dans les cendres à la recherche d'indices

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La Sûreté du Québec fouille depuis lundi matin les ruines des quatre bâtiments ravagés dans l'incendie survenu en fin de semaine à Saint-Raymond-de-Portneuf dans l'espoir de trouver des indices qui pourraient expliquer l'origine du sinistre.

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(Québec) La Sûreté du Québec (SQ) a fouillé lundi les ruines des quatre bâtiments ravagés dans l'incendie survenu en fin de semaine à Saint-Raymond de Portneuf dans l'espoir de trouver des indices qui pourraient expliquer l'origine du sinistre.

«On travaille sur l'ensemble du quadrilatère impliqué en étroite collaboration avec le service d'incendie de Saint-Raymond, explique la sergente Ann Mathieu de la Sûreté du Québec. Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent, mais nous, on travaille avec des faits», poursuit-elle, faisant référence à l'hypothèse selon laquelle une manipulation imprudente de pièces pyrotechniques aurait déclenché le sinistre.

Une vingtaine de témoins, voisins des bâtiments détruits, ont été interrogés par les enquêteurs de la division des crimes majeurs. Parmi eux, les deux personnes qui ont sauté du balcon du deuxième étage de l'édifice où le feu aurait pris naissance. Il s'agit d'une femme de 21 ans - et non un homme comme le rapportait la SQ, dimanche - et d'un homme 38 ans.

Les pertes matérielles et patrimoniales sont lourdes à la suite de cet incendie qui défigure la rue Saint-Joseph. Le bilan fait état de quatre bâtiments détruits. Au moins six personnes se retrouvent sans logement, deux commerces ont été ravagés (une entreprise de confection de vêtements de travail et un salon d'esthétique), la télévision communautaire a perdu ses installations et 45 ans d'archives télévisuelles, une dizaine de personnes sont maintenant sans emploi et 8600 abonnés ont été privés du câble avec la destruction des locaux de DERYtelecom, le fournisseur local.

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Les pertes matérielles et patrimoniales sont lourdes à la suite de cet incendie qui défigure la rue Saint-Joseph, artère principale de Saint-Raymond.

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Conserver le cachet

Le maire de Saint-Raymond fonde beaucoup d'espoir sur son règlement d'urbanisme pour que la reconstruction des bâtiments ravagés par les flammes respecte l'architecture de la rue Saint-Joseph.

«C'est quasiment un site historique. Toutes les bâtisses se ressemblent, s'exclame Daniel Dion, en regardant autour de lui les bâtiments de la rue commerciale, reconvertis au tournant des années 2000. Il y a eu le programme d'aide financière Rue Principale il y a une vingtaine d'années. À partir de photos d'époque, on a refait le centre-ville de la même manière qu'on début du XXe siècle», explique le premier magistrat.

Au moins un des deux bâtiments détruits par les flammes conservait toujours «des éléments architecturaux initiaux là depuis 120 ans», confirme M. Dion. La rue avait été refaite après l'incendie de 1899 qui avait détruit 40 maisons et laissé sans logis 60 familles.

«Vous comprendrez que c'est des éléments importants qu'on vient de perdre. Heureusement, on a un programme d'intégration architecturale. Il ne se passera pas n'importe quoi. Ça ne sera pas une bâtisse en aluminium qui sera érigée», lance-t-il sur un ton rassurant.

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Le bilan fait état de quatre bâtiments détruits. Au moins six personnes se retrouvent sans logements, deux commerces ont été ravagés (une entreprise de confection de vêtements de travail et un salon d'esthétique), la télévision communautaire a perdu ses installations et 45 ans d'archives télévisuelles, une dizaine de personnes sont maintenant sans emploi et 8600 abonnés se trouvaient privés de service de câble avec la destruction des locaux de Déry Télécom.

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Évidemment, la municipalité ne veut pas conserver un trou béant sur une trop longue période. Mais elle doit composer avec un échéancier et les compétences de chacun. «Pour l'instant, on constate les dégâts. On va attendre que la SQ termine son enquête et les propriétaires pourront accéder à leur terrain et faire leurs réclamations. Ensuite, on va les aider dans les choix qu'ils feront.»

Interrogée à ce propos, la responsable des communications de DERYtelecom ne pouvait confirmer qu'une reconstruction se ferait au même endroit. «Saint-Raymond est importante pour nous puisque l'entreprise y est née. La tendance actuelle est de construire des installations à l'extérieur des centres-villes pour sécuriser les installations et éviter ce genre de sinistre», explique-t-elle.

Elle confirme que le bunker en béton, dans lequel se trouvait le matériel qui permet de fournir le service, a résisté aux flammes. Des électriciens doivent reconnecter les «moteurs» avant de pouvoir redémarrer les systèmes.

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