Le coeur de Saint-Raymond ravagé par le feu

  • La proximité des édifices a facilité la propagation des flammes jusqu'aux bâtiments voisins du 148, rue Saint-Ignace, là où a pris naissance le feu. (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

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    La proximité des édifices a facilité la propagation des flammes jusqu'aux bâtiments voisins du 148, rue Saint-Ignace, là où a pris naissance le feu.

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  • Saint-Raymond a demandé l'aide des municipalités voisines de Saint-Basile, Sainte-Catherine et de Pont-Rouge. Au moins une quarantaine de pompiers ont combattu l'incendie. (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

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    Saint-Raymond a demandé l'aide des municipalités voisines de Saint-Basile, Sainte-Catherine et de Pont-Rouge. Au moins une quarantaine de pompiers ont combattu l'incendie.

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  • L'emploi d'une pelle mécanique a été nécessaire pour démolir ce qui restaient des structures en flammes et ainsi éviter que l'élément destructeur se propage à d'autres édifices. (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

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  • L'emploi d'une pelle mécanique a été nécessaire pour démolir ce qui restaient des structures en flammes et ainsi éviter que l'élément destructeur se propage à d'autres édifices. (Collaboration spéciale Steve Jolicoeur)

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  • Au moins trois commerces sont une perte totale dont le fournisseur de services de câble, Déry Télécom et les locaux de la télévision communautaire. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Au moins trois commerces sont une perte totale dont le fournisseur de services de câble, Déry Télécom et les locaux de la télévision communautaire.

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  • Lors du passage du <em>Soleil</em>, vers 18h, l'odeur de fumée était toujours bien présente. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Lors du passage du Soleil, vers 18h, l'odeur de fumée était toujours bien présente.

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  • Tous les édifices touchés par l'incendie avaient passé sous le pic des démolisseurs. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Tous les édifices touchés par l'incendie avaient passé sous le pic des démolisseurs.

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  • Seule la façade de l'édifice de DERYtelecom était toujours debout. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Seule la façade de l'édifice de DERYtelecom était toujours debout.

    Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le bilan des pertes matérielles et patrimoniales est lourd à la suite de l'incendie qui a ravagé une partie du centre-ville de Saint-Raymond de Portneuf dans la nuit de samedi à dimanche. Selon des témoins, une manipulation imprudente de feux d'artifice pourrait être à l'origine du sinistre qui a détruit quatre édifices résidentiels et commerciaux, dont celui qui abritait les locaux de la télévision communautaire.

Le feu a pris naissance vers 0h30 dans un logement du 148, rue Saint-Ignace, rapporte le directeur du Service des incendies de la Ville de Saint-Raymond, Jean-Claude Paquet. L'homme qui cumule 50 années d'expérience classe ce sinistre parmi les plus violents qu'il a combattus.

«Malgré les dégâts, je calcule qu'on a été chanceux de bloquer ça pour pas que ça continue dans le centre-ville. C'était ben pris», laisse-t-il tomber. La proximité des vieux édifices de bois, parfois séparés par une distance de seulement trois pieds, a facilité la propagation des flammes des bâtiments résidentiels de la rue Saint-Ignace aux bâtiments commerciaux de la rue Saint-Joseph, artère principale dont l'architecture fait la fierté de la communauté.

Devant la menace, Saint-Raymond n'a pas tardé à demander l'aide des services d'incendie des municipalités de Saint-Basile, Sainte-Catherine et de Pont-Rouge. Une cinquantaine de pompiers ont fait front commun devant le mur de flammes. «On était en mode défensif. Le feu était déjà éclaté à notre arrivée. On a arrosé beaucoup les bâtisses voisines pour éviter que ça se propage. Il ventait, mais heureusement, il était de notre bord», poursuit le directeur.

Une pelle mécanique a été nécessaire pour démolir les structures en flammes et ainsi éviter que l'élément destructeur se propage à d'autres édifices. Le travail des sapeurs a permis d'éviter de justesse que le bureau de poste devienne, à son tour, la proie des flammes. 

Les pompiers et des agents de la Sûreté du Québec ont assuré l'évacuation d'une vingtaine de personnes.

Deux hommes à l'hôpital

Heureusement - par miracle diront certains -, personne ne manque à l'appel. Par contre, deux hommes âgés de 21 ans et de 38 ans ont été conduits à l'hôpital après avoir sauté de leur balcon. Le feu pourrait avoir pris naissance dans le logement où ils se trouvaient, a appris Le Soleil. Une information que les autorités ne pouvaient confirmer. On ne connaît pas la nature de leurs blessures. Cependant, on ne craint pas pour leur vie.

En fin d'avant-midi, un enquêteur de la Sûreté du Québec arrivait sur place pour tenter de déterminer la cause du sinistre qui a entraîné des millions en pertes. Selon des témoins rencontrés sur place, une manipulation imprudente de feux d'artifice serait à l'origine du drame. À ce sujet, le chef pompier indique qu'il «n'y a rien d'impossible», sans vouloir commenter l'enquête en cours.

Pièces de pyrotechnie

Pour sa part, le sergent Daniel Thibaudeau de la Sûreté du Québec confirme que c'est une des hypothèses analysées. De plus, les deux hommes conduits à l'hôpital sont considérés comme des témoins importants dans cette affaire. Si l'enquête détermine qu'il y a eu négligence lors de l'utilisation de pièces pyrotechniques, des accusations de négligence criminelle pourraient être portées contre le ou les responsables.

Le maire de Saint-Raymond, Daniel Dion, est venu constater les dommages causés à cette artère si joliment aménagée. «La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas de décès. Pour le reste, je crois qu'il va falloir reconstruire avec le souci de garder cette architecture-là.»

Il se désole aussi pour la perte des studios de la télévision communautaire. «Toutes les images du passé depuis 45 ans. C'est important pour nous. C'est une perte immense.» La ville, habituellement connue pour ses inondations avec les débordements répétés de la rivière Sainte-Anne, a aussi été forgée par les incendies, rappelle le maire. En 1899, un feu avait détruit 40 maisons de la rue Saint-Joseph, jetant 60 familles à la rue.

Des conséquences économiques irréparables

L'incendie survenu au centre-ville a des conséquences économiques irréparables pour au moins deux commerçantes. L'une avait ouvert ses portes en mars tandis qu'une autre pourrait bien mettre la clé dans la porte après 20 ans d'activités.

Rachel Paré est esthéticienne. Le 7 mars, elle aménageait son entreprise Salon d'esthétique Saint-Raymond dans le local au rez-de-chaussée de l'édifice voisin, acquis par son conjoint. «Ça allait faire deux mois que mon commerce était ouvert. Nous venions de compléter les travaux vendredi», explique-t-elle, dépassée par les événements. Pour elle, c'est un faux départ. 

Tandis que pour sa voisine, la propriétaire de Sonia Pelletier collection, c'est possiblement la fin prématurée de deux décennies de dur labeur. La dame, qui se spécialise dans la confection d'uniformes de travail dans le domaine de la santé, était visiblement secouée. 

Désarroi

«Tous mes patrons de vêtements sont sur des cartons. Il y a 20 ans de collections là-dedans... toute la création... depuis 20 ans... c'est perdu», répétait Mme Pelletier, le regard rivé sur les flammes qui poursuivaient leur ravage. Elle louait des locaux au second étage de DERYtelecom depuis maintenant six ans.

Encore si près du drame, elle ne voyait aucune issue. «Moi, c'est une fermeture, je ne vois pas autre chose. J'essaie d'avoir de l'espoir, mais je ne suis pas capable. Dans le vêtement, c'est impossible de recommencer. Je ne vois pas de quelle manière je pourrais reproduire mes vêtements. Je n'ai plus aucun échantillon. Je n'ai plus rien. Je suis ici depuis une heure et demie et je ne trouve pas de solution. On était parmi les rares à produire encore à Québec. Aujourd'hui, tout se fait en Chine», se désole celle qui fournissait du travail à cinq personnes. 

45 ans d'histoire en fumée

Un pilier de la vie communautaire et de l'histoire de Portneuf, la station de télévision CJSR, a aussi été la proie des flammes. Elle devait diffuser en HD à compter du 10 mai. Non seulement elle ne pourra mettre un pied dans l'avenir, mais le passé télévisuel de toute une région dont elle était la gardienne a été détruit. «Ça fait quatre ans qu'on travaille là-dessus. Et ça ne se fera pas.» Le directeur de production, Stéphane Lépine, indique au Soleil que CJSR avait investi 120 000 $ depuis 2012 pour passer à la technologie HD. Les studios étaient situés dans l'édifice de DERYtelecom. «Tout l'équipement de mise en ondes et de production est détruit, à part quelques caméras qui étaient à l'extérieur du local pour des tournages de semaine», explique-t-il. Le matériel, ça se remplace. On ne peut en faire autant des milliers d'heures d'archives télévisuelles racontant l'histoire de Saint-Raymond et des villes avoisinantes. «Nous fêtions nos 45 ans d'existence cette année. Nous sommes une des plus anciennes télévisions communautaires du Québec. Moi, ça fait 22 ans que je travaille là», poursuit M. Lépine, dépité. CJSR compte quatre employés à temps plein et quelques-uns à temps partiel. Il y avait aussi de nombreux bénévoles qui assuraient la douzaine d'heures de production locale hebdomadaire. 

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