Trafic de stupéfiants: une ex-policière de la SQ s'avoue coupable

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Marie-Pierre Tremblay avait déjà tiré un trait sur sa carrière dans l'équipe de filature de la SQ de Québec l'automne dernier, lorsqu'elle avait plaidé coupable à des accusations d'abus de confiance, d'entrave à la justice. Presque six mois plus tard, elle a admis vendredi matin s'être livrée à une transaction de drogue alors qu'elle était policière.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) En plus d'avoir plaidé coupable à de graves accusations d'abus de confiance et d'entrave à la justice, l'ex-policière de la Sûreté du Québec (SQ) Marie-Pierre Tremblay a reconnu vendredi avoir commis une infraction de trafic de stupéfiants.

La policière avait déjà tiré un trait sur sa carrière dans l'équipe de filature de la SQ de Québec l'automne dernier, lorsqu'elle avait plaidé coupable à des accusations d'abus de confiance, d'entrave à la justice. Presque six mois plus tard, elle a admis vendredi matin s'être livrée à une transaction de drogue alors qu'elle était policière. Un seul comprimé d'amphétamine a été vendu.

Les infractions les plus graves demeurent évidemment celles d'abus de confiance et d'entrave à la justice. De janvier à juin 2013, alors qu'elle fréquentait le trafiquant de drogue Keven Harvey-Maltais, la femme de 38 ans originaire d'Alma s'est servie sans autorisation d'un ordinateur de la SQ pour vérifier des informations contenues dans le Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ). Elle a ensuite fourni les données à Harvey-Maltais pour qu'il puisse poursuivre ses activités en toute quiétude.

Un enquêteur de Montréal qui enquêtait sur Harvey-Maltais - qui purge aujourd'hui une peine de 42 mois de prison - a découvert que Tremblay avait effectué des recherches sur le trafiquant. Croyant qu'elle menait elle aussi une enquête, ce dernier a communiqué avec les supérieurs de la policière, qui ont répondu par la négative, soulevant les soupçons.

Témoin mis en doute

Marie-Pierre Tremblay reviendra en cour pour les observations sur la peine le 15 septembre. Son nouvel avocat, Me Jean-Roch Parent, a annoncé ses couleurs vendredi. Il réclamera notamment des éclaircissements sur un certain témoin de la Couronne ainsi que l'accès à l'ordinateur qu'utilisait la policière.

Me Parent semble vouloir démontrer qu'un policier proche de l'enquête ciblant Harvey-Maltais à Montréal est en réalité un ami proche du trafiquant. «On parle de deux personnes qui ont déjà habité ensemble», a affirmé le procureur, sans trop en dévoiler. Il a affirmé que ce policier aurait dû se retirer du dossier et dit remettre en questions certaines déclarations de ce témoin. L'objectif est de minimiser les conséquences des gestes de Tremblay, ce qui pourrait réduire sa peine.

Conditions assouplies

D'ici là, Marie-Pierre Tremblay aura droit à des conditions de remise en liberté assouplies. Le juge Alain Morand a consenti à faire passer son couvre-feu de 21h à 23h et lui permettra de posséder un téléphone cellulaire.

Le juge a souligné que l'accusée s'est reprise en main, ayant fait une thérapie et poursuivi des études universitaires.

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