Frère incestueux protégé par la loi du silence

La loi du silence a permis à un jeune homme de la Côte-de-Beaupré d'agresser... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La loi du silence a permis à un jeune homme de la Côte-de-Beaupré d'agresser sexuellement sa soeur durant six ans, puis sa nièce l'espace d'un été. Trente ans plus tard, il écope d'une peine de six ans de pénitencier.

Richard (prénom fictif) a multiplié les attouchements sexuels sur sa jeune soeur, âgée de 11 ans au début des infractions.

Une nuit, la mère entend les cris de sa fille. Elle se lève, voit Richard nu et dira simplement à son fils d'aller se coucher.

Les agressions cessent lorsque l'adolescente de 17 ans, épuisée, submergée par la honte, frappe son frère.

Six mois plus tard, Richard, âgé de 24 ans, assaille sa jeune nièce de 11 ans et lui fera à répétition des attouchements aux parties génitales.

Une nuit, Richard entre dans la chambre de sa nièce, saoul et agressif. Il se met à embrasser la vulve de la petite. Il brandit ensuite une arme et la colle sur la tête de sa nièce en lui ordonnant de ne jamais parler des attouchements.

La nièce tentera de dénoncer par écrit les abus. Une autre tante fera toutefois disparaître la lettre.

Même la soeur de l'accusé, victime elle aussi, va réconforter sa nièce, mais sans dénoncer Richard, de peur de jeter la honte sur sa famille, dira-t-elle.

Le juge Michel L. Auger considère que l'accusé a «profité de cette loi du silence, au détriment des victimes et de leur bien-être».

Les deux victimes traînent toujours avec elles de lourdes séquelles des abus. Pendant les 12 années qui ont suivi les agressions, la nièce de l'accusé affirme qu'elle était plongée «dans le noir» à chaque date anniversaire des attouchements. «Mes mains tremblent, mon corps entier devient transi de froid, sauf mon front, qui lui est brûlant. Tout se met à vaciller», a-t-elle expliqué au juge lors du procès, les mains tremblotantes.

Risques de récidive

L'accusé, aujourd'hui âgé de 56 ans, a toujours un problème d'alcool malgré les thérapies. Les risques de récidive d'ordre sexuel sont toujours présents, évaluent les spécialistes.

La défense suggérait une peine de six mois de prison tandis que la Couronne recommandait une peine fédérale de plus de deux ans. En l'absence de facteurs atténuants et en raison des graves séquelles pour les deux victimes, le juge Michel L. Auger a choisi d'imposer une peine de six ans de pénitencier.

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