Un mystérieux hélico a survolé la prison de Rimouski

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Un mystérieux hélicoptère a survolé le Cenrte de détention de Rimouski à moins de 10 mètres, vers 9h, mercredi. Le ministère de la Sécurité publique confirme l'événement. La Sûreté du Québec (SQ) prend la situation au sérieux et indique qu'une enquête est en cours.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) Des détenus du Centre de détention de Rimouski préparent-ils une évasion héliportée comme celles qui ont eu lieu en 2013 à Saint-Jérôme et en 2014 à Québec? Le doute persiste depuis qu'un mystérieux hélicoptère a survolé cette prison du Bas-Saint-Laurent à moins de 10 mètres, vers 9h mercredi. Le ministère de la Sécurité publique confirme l'événement. La Sûreté du Québec (SQ) prend la situation au sérieux et indique qu'une enquête est en cours.

Pour l'instant, la police refuse de fournir plus d'information. Dans l'immédiat, on ignore si les enquêteurs ont retracé l'aéronef, qui en était aux commandes et quelles étaient ses intentions.

Les agents correctionnels qui ont été témoins de la scène ont avisé la direction de l'établissement. Par la suite, le service des renseignements sécuritaires et les gestionnaires ont été mis au courant. «La direction de l'établissement a rencontré un enquêteur de la Sûreté du Québec en après-midi pour lui communiquer les informations qui avaient été recueillies à propos du survol», s'est contenté de dire le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Patrick Soucy. «La Sûreté du Québec enquête sur l'incident.»

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a interpellé le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, jeudi à l'Assemblée nationale, par rapport à l'incident. Au Ministère, on n'a pas été en mesure de dire si des procédures particulières allaient être adoptées.

Le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec doute des mesures qui ont été mises en place par l'établissement de Rimouski afin de s'assurer qu'une évasion spectaculaire comme celles de ces dernières années ne puisse se reproduire. «Ça semblait nébuleux du côté de la direction sur ce qui aurait dû se faire, déplore Mathieu Lavoie. Il manque un peu de cohésion de la part de la direction dans la réaction à avoir. Quelle est la procédure? Que fait-on dans une telle situation? On parlait que quand il y a un hélicoptère dans le périmètre, on devait fermer les cours. Ça devrait être clair dans les directives qu'on donne au personnel et aux agents.»

Recommandations ignorées

Parmi les recommandations du rapport Bouchard résultant de l'enquête administrative qui avait été menée à la suite de l'évasion par hélicoptère du Centre de détention de Québec, survenue le 7 juin 2014, des zones d'exclusion avaient été délimitées dans tous les établissements carcéraux. «Ce qu'on comprend, c'est que ça semble plus ou moins appliqué, croit M. Lavoie. C'est quoi le contrôle que le Ministère assure dans ce cadre-là? Le rapport Bouchard, ça a été une belle opération de relations publiques, mais les recommandations qui ont été faites, c'est pas nécessairement les solutions miracles! Ça va prendre davantage que ça pour sécuriser nos établissements!»

Mathieu Lavoie, qui a travaillé pendant 12 ans au Centre de détention de Rimouski, soulève aussi la question de son emplacement. «À Rimouski, il y a une grande problématique parce que l'aéroport est à côté», fait-il remarquer.

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