Gabriel Nadeau-Dubois espère «tourner la page» vendredi

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Gabriel Nadeau-Dubois

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Jean-Philippe Angers
La Presse Canadienne
Montréal

Gabriel Nadeau-Dubois, ex-leader étudiant durant le «Printemps érable» de 2012, parle de la cause qui sera entendue en Cour suprême du Canada, vendredi, comme du «dernier élément qu'il reste à clore pour lui pour vraiment tourner la page».

M. Nadeau-Dubois avait réussi à faire renverser en appel sa condamnation pour outrage au tribunal, prononcée en novembre 2012.

La condamnation faisait suite à une entrevue que le porte-parole étudiant avait accordée au Réseau de l'information (RDI), le 13 mai 2012. Il avait alors affirmé qu'il trouvait «tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève» des étudiants et que les lignes de piquetage étaient tout aussi légitimes pour y arriver.

Un tribunal l'avait trouvé coupable d'avoir enfreint une ordonnance prononcée 11 jours plus tôt par la Cour supérieure intimant les grévistes à laisser libre accès aux salles de cours d'arts plastiques de l'Université Laval. L'ordonnance avait été obtenue par Jean-François Morasse, un étudiant de cet établissement, qui poursuit son combat quatre ans plus tard devant la Cour suprême du Canada.

Long et coûteux

En entrevue, tard jeudi alors qu'il était en route pour Ottawa pour assister à l'audience, M. Nadeau-Dubois a surtout voulu remercier les gens qui l'ont aidé financièrement pendant les procédures juridiques qu'il a qualifiées de «malheureusement longues, et très, très coûteuses».

Il a fait valoir qu'il n'était pas question de se «défiler de travaux communautaires» ou de sauver sa réputation, mais plutôt d'«éviter un jugement qui serait défavorable à la liberté d'expression pour les mouvements sociaux au Québec et au Canada».

«La solidarité née en 2012 perdure encore. Les groupes ne m'appuient pas sur la base de leur opinion sur les frais de scolarité; ces gens-là m'appuient parce qu'ils croient qu'il faut défendre la liberté d'expression, et c'est ça l'essentiel», a-t-il affirmé, faisant référence au comité de soutien populaire datant de 2012 et aux groupes sociaux ayant signé une lettre d'appui dans le journal Le Devoir, jeudi.

L'ex-leader étudiant a confié être «passé à autre chose» dans sa vie. «Ça fait maintenant plus de quatre ans que la mobilisation étudiante est terminée, a-t-il rappelé. Moi je suis passé à autre chose dans ma vie, c'est un peu comme le dernier élément qu'il reste à clore pour moi pour vraiment tourner la page. Bien sûr, j'ai hâte que cette page-là soit tournée. En même temps, c'est le droit le plus fondamental de M. Morasse de porter la cause en appel. Je n'ai rien à redire à ce niveau-là.»

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