Frappe de l'UPAC: Normandeau plaidera non coupable

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Aucun des sept coaccusés arrêtés par l'UPAC le 17 mars n'était présent au palais de justice de Québec. Nathalie Normandeau était représentée par son avocat, Maxime Roy (à droite). Le criminaliste renommé Jacques Larochelle représentait, quant à lui, son client Marc-Yvan Côté.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau a officiellement comparu mercredi pour répondre à des accusations de corruption, fraude et abus de confiance liées à du financement politique.

C'est son avocat Me Maxime Roy qui la représentait. Aucun des sept coaccusés arrêtés par l'UPAC le 17 mars n'était d'ailleurs présent au palais de justice de Québec.

Une trentaine de représentants des médias ont suivi cette première étape d'un processus judiciaire qui s'annonce très long.

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Un autre avocat de défense bien connu, Me Jean-Claude Hébert, défendra les intérêts de Mario W. Martel, ancien président et chef de la direction chez Roche.

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Me Roy n'a pas enregistré officiellement de choix de plaidoyer, mais a laissé entendre que sa cliente plaiderait éventuellement non coupable aux sept accusations qui pèsent contre elle.

Le criminaliste renommé Me Jacques Larochelle représentait son client Marc-Yvan Côté. L'ancien ministre libéral et ex-vice-président chez Roche fait face à sept accusations.

Un autre avocat plaideur bien connu, Me Jean-Claude Hébert, défendra les intérêts de Mario W. Martel, ancien président et chef de la direction chez Roche. La poursuite a déposé pas moins de 10 accusations contre M. Martel.

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Me Stéphane Poulin, qui défend déjà un ex-cadre de EBR Informatique lors d'un autre procès découlant d'une opération de l'UPAC, sera l'avocat de François Roussy, l'ex-maire de Gaspé.

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Me Stéphane Poulin, qui défend déjà un ex-cadre de EBR Informatique dans un autre procès découlant d'une opération de l'UPAC, sera l'avocat de François Roussy, l'ex-maire de Gaspé.

L'ancienne vice-présidente de la firme Roche, France Michaud, est elle représentée par Me Charles Levasseur. 

Le chef de cabinet de Nathalie Normandeau Bruno Lortie était représenté par Me Pierre Rivard tandis que l'ex-attaché politique de Rosaire Bertrand et Pauline Marois Ernest Murray a choisi d'être défendu par Me Mathieu Camirand.

Les faits reprochés aux sept coaccusés se déroulent sur plus d'une décennie, entre 2000 et 2012.

Les deux procureurs de la Couronne Me Claude Dussault et Me Pascal Lescarbeau ont remis la preuve sur support informatique aux sept avocats.

Les dossiers reviendront en cour le 5 juillet. Les accusés pourront alors dire s'ils optent pour un procès devant un juge seul ou devant un juge et un jury. Ils auront aussi la possibilité de demander une enquête préliminaire.

Un seul procès

En déposant une dénonciation commune, la poursuite a annoncé son intention de tenir un seul procès.

«Le but, c'est d'éviter de tenir sept enquêtes préliminaires et sept procès avec les délais que ça occasionne, explique Me René Verret, porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales. On évite aussi aux témoins d'avoir à se déplacer un nombre de fois incalculable.»

Un ou plusieurs accusés peuvent présenter une requête à un juge afin de réclamer un procès distinct. Il faut savoir que s'ils obtiennent un procès séparé, ils sont contraignables à devenir témoin pour la poursuite dans le procès des autres accusés.

Une enquête sur le mystérieux Pierre

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Le Commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière

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Le Commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, a demandé à la Sûreté du Québec (SQ) de mener une enquête sur la tentative d'une personne non identifiée de fournir à plusieurs journalistes les éléments de preuve amassés contre l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau.

Comparaissant mercredi soir devant la Commission des institutions, qui se penche sur les crédits du ministère de la Sécurité publique, M. Lafrenière a indiqué avoir demandé une vérification complète des systèmes informatiques de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et même un balayage électronique de son bureau à la suite de cette affaire, avant de demander à la SQ d'ouvrir une enquête.

Au moins quatre journalistes de la colline Parlementaire à Québec ont été approchés dans les jours ayant suivi l'arrestation de Mme Normandeau, en mars dernier, par un homme disant s'appeler «Pierre» qui leur a offert l'ensemble de la preuve, une démarche qui aurait pu faire dérailler totalement le procès si cette preuve avait été rendue publique avant d'être présentée au tribunal.

Le commissaire Lafrenière a par ailleurs profité de son passage devant la commission parlementaire pour réclamer à nouveau le statut de corps policier pour l'UPAC, faisant valoir qu'il lui était impossible d'accéder aux données policières sans passer par la SQ en raison de son statut actuel et qu'en plus, les corps policiers de l'extérieur ne pouvaient lui fournir des renseignements pour la même raison.

Le passage de M. Lafrenière a donné lieu à des échanges tendus entre le porte-parole péquiste en matière de Sécurité publique, Pascal Bérubé et le ministre Martin Coiteux : M. Bérubé s'est interrogé sur une apparence d'ingérence du ministre parce que celui-ci avait tenu une conférence de presse conjointe avec le commissaire Lafrenière en septembre dernier sur les investissements gouvernementaux en technologies de l'information. Il a qualifié l'apparition conjointe d'«inappropriée» alors que l'UPAC enquête potentiellement sur la formation politique du ministre.

Martin Coiteux a vivement réagi, reprochant à son vis-à-vis de prendre des «drôles de raccourcis», de se livrer à une «grande exagération» et qualifiant ses propos de «démagogiques», un qualificatif que le président de la commission lui a demandé de retirer.

Pascal Bérubé a par ailleurs tenté de savoir combien d'enquêtes étaient en cours sur le financement politique, mais Robert Lafrenière n'a pas voulu s'avancer sur ce terrain, se contentant de dire que l'UPAC avait présentement 30 enquêtes actives et 16 enquêtes pénales et qu'elles portaient dans une proportion de deux pour une sur les milieux municipal et provincial.

Bureau des enquêtes indépendantes

La directrice du Bureau des enquêtes indépendantes, Madeleine Giauque, a annoncé qu'elle s'attendait à ce que l'organisme soit opérationnel à partir de la deuxième semaine de juin, alors qu'on s'attendait à une entrée en fonction le premier avril.

Mme Giauque a précisé que l'ensemble des enquêteurs avait complété leur formation ce mercredi et serait diplômé le 29 avril.

Cependant, une nouvelle formation sur les agressions sexuelles a été ajoutée et commencera le 25 avril prochain.

La directrice du BEI n'a pas caché que cette formation s'était imposée dans la foulée des événements de Val-d'Or, où des policiers de la SQ ont été suspendus à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle mises au jour par l'émission Enquête de Radio-Canada.  Avec La Presse Canadienne

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