76 000 comprimés de Fentanyl saisis à Québec

Les enquêteurs de l'unité des stupéfiants ont réalisé... (Service de police de la Ville de Québec)

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Les enquêteurs de l'unité des stupéfiants ont réalisé 12 perquisitions sur le territoire entre le 1er mars et le 8 avril. En plus des 76 000 comprimés, ils ont mis la main sur un kilo de poudre blanche identifié aussi comme du Fentanyl.

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(Québec) La police de Québec a mené une vaste opération depuis le 1er mars pour contrer la vente de fentanyl, drogue qui a provoqué au moins sept décès à Québec depuis 2015. Au total, 76 000 comprimés contrefaits ont été saisis.

Les enquêteurs de l'unité des stupéfiants ont réalisé 12 perquisitions sur le territoire entre le 1er mars et le 8 avril. En plus des 76 000 comprimés, dont la valeur marchande est estimée à 1,5 million $, ils ont mis la main sur un kilo de poudre blanche identifiée aussi comme du fentanyl.

La police a appréhendé cinq individus liés à cette affaire, qui constitue un coup de filet sans précédent sur le territoire de la Ville de Québec pour ce type de drogue. Le porte-parole Étienne Doyon ne pouvait confirmer mardi si les accusés se connaissaient, ni vers quels territoires ou régions la vente était destinée.

La police indique que l'enquête se poursuit. D'autres perquisitions et arrestations pourraient donc avoir lieu.

Drogue de plus en plus populaire

Le fentanyl fait malheureusement la manchette à travers le pays à cause de sa popularité croissante, et surtout en raison des nombreux décès qu'elle engendre. C'est un narcotique 40 fois plus toxique que l'héroïne et 50 à 100 fois plus toxique que la morphine. Cet opioïde peut causer une dépression respiratoire et la mort, avise le service de police.

À Québec, l'organisme Point de repères a recensé 15 surdoses l'an passé, dont quatre mortelles. Déjà, cette année, au moins trois personnes sont mortes d'une surdose à Québec. Mario Gagnon, directeur de Point de repères, organisme qui vient en aide aux toxicomanes, était mitigé quant à l'accueil à faire à cette nouvelle. 

«C'est bien dans la mesure où le principal problème des drogues contrefaites est qu'on ne sait jamais de quelles substances [outre le fentanyl] elles sont composées. Maintenant, il faut voir quel effet aura la saisie sur la perpétration de méfaits», prévient-il.

En effet, ces perquisitions risquent de créer une rareté, qui provoquera, à son tout, une hausse des prix. Quand les prix sont plus élevés, il y a plus de vols et plus de prostitution parce que les utilisateurs veulent s'en procurer. Et s'il n'y en a plus sur le marché, vers quoi vont-ils se tourner? Ça nous préoccupe», précise M. Gagnon.

Le Réseau communautaire canadien d'épidémiologie des toxicomanies (RCCET) a remarqué pour la première fois en 2013 l'apparition du fentanyl sur le marché illicite. À la base, il s'agit d'un médicament d'ordonnance, toujours consommé sous forme de timbre.

La Gendarmerie royale du Canada estime que le fentanyl aboutit sur le marché canadien de la drogue par le détournement de produits pharmaceutiques contenant du fentanyl et par l'importation légale ou illégale au Canada de fentanyl de qualité pharmaceutique et d'analogues du fentanyl, notamment de la Chine, indique un rapport de 2015 du RCCET.

De 2009 à 2014, il y a eu au moins 655 décès liés au fentanyl. Le nombre de perquisitions pour la même période s'est multiplié par 30, passant de 29 en 2009 à 894 en 2014 à travers le pays.

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