L'ex-chef de police de Wendake renonce à contester son congédiement

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Éric Gros-Louis, l'ex-chef de police de Wendake, abandonne la contestation de son congédiement en janvier 2013.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'ex-chef de police de Wendake Éric Gros-Louis abandonne le recours entrepris devant la Commission des normes du travail pour contester son congédiement en janvier 2013, avant qu'il ne soit accusé de fraude quelques mois plus tard.

Le Conseil de la Nation huronne-wendat en a fait l'annonce jeudi par l'entremise de son directeur des services juridique. «Après plusieurs journées d'audition devant l'arbitre au cours desquelles il a été à même de constater l'ampleur de la preuve dont dispose le Conseil contre lui, Éric Gros-Louis s'est désisté le 13 avril 2016 de la contestation de son congédiement, et ce, sans condition et sans aucune contrepartie», écrit le représentant de la nation, Simon Picard.

L'ex-directeur fait face à des accusations criminelles de fraude, d'abus de confiance et d'entrave au travail d'un policier. Le ministère public reproche à M. Gros-Louis d'avoir utilisé à des fins personnelles des sommes provenant des budgets de la police de Wendake. Ces montants devaient être versés à des informateurs du service de police. Une somme de 7000 $ et une autre ne dépassant pas 5000 $ sont en cause.

Dans la foulée de cette affaire, deux policiers ont aussi été congédiés au sujet de lettres qui avaient circulé, et qui faisaient mention d'un complot allégué, impliquant le fils du grand chef, Askan Sioui, dans le but de destituer l'ex-chef. Une enquête menée par la Sûreté du Québec n'avait trouvé aucun fondement sur les allégations des lettres.

Malgré tout, le Syndicat canadien de la fonction publique, représentant les policiers, conteste ces congédiements devant un arbitre de griefs. Le conseiller Éric-Jan Zubrzycki avait déjà indiqué au Soleil, expertise graphologique en main, vouloir faire la preuve que Haskan Sioui est l'un des acteurs dans le congédiement de deux de ses membres. Il réclamait aussi la démission du nouveau directeur de police, Daniel Langlais, pour avoir bâclé l'enquête qui a conduit au renvoi des deux agents. 

Commande politique

Le syndicat alléguait aussi la possibilité qu'une commande politique ait pu être passée pour congédier les deux policiers. M. Zubrzycki avait alors indiqué au Soleil qu'un des deux policiers mis à pied a participé à l'arrestation de cinq membres du clan Sioui, dont Haskan Sioui, au cours des dernières années.

À l'époque, le chef Langlais, dont le mandat a été prolongé, avait fait une sortie publique pour défendre son intégrité. Il disait n'avoir jamais subi de pressions politiques et que les enquêtes avaient été menées selon les lois dictées. M. Langlais et le conseil de bande poursuivent d'ailleurs en diffamation M. Zubrzycki pour les propos tenus.

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