Négos avec l'État: les agents correctionnels claquent la porte

Une cinquantaine d'agents ont manifesté leur colère jeudi... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Une cinquantaine d'agents ont manifesté leur colère jeudi matin devant le Centre de détention de Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les agents de la paix en services correctionnels ont quitté, lundi, la table des négociations pour le renouvellement de leur convention collective. Ils accusent leur vis-à-vis d'avoir renié sa parole de leur offrir l'assistance et la protection judiciaire.

Une cinquantaine d'agents ont manifesté leur colère jeudi matin devant le Centre de détention de Québec. Le président des 2800 agents au Québec, Mathieu Lavoie, explique leur motivation. «Il y a deux ans, on avait négocié par lettre d'entente un élargissement de la clause d'assistance et de protection judiciaire. Aujourd'hui, le représentant patronal renie l'esprit des pourparlers qu'on a eu», lance le représentant.

Le gouvernement leur propose une protection identique à celle des autres fonctionnaires alors que les agents désirent la même protection que celle offerte aux policiers en cas de poursuite judiciaire. «Nous sommes exposés à être proursuivis davantage à cause du recours à la force dans le cadre de notre travail», soutient M. Lavoie.

Celui-ci accuse aussi l'employeur de ne pas se soucier de la santé et de la sécurité des agents. «Depuis un an, il y a eu un gel d'embauche. Il manque entre 200 et 250 agents à travers le réseau et il y a un problème de surpopulation carcéral d'environ 600 détenus dans les 17 établissements. Les agents font des chiffres doubles. J'en ai vu faire jusqu'à 18 heures de travail en ligne. L'an passé, il y a eu 420 000 heures en temps supplémentaire. C'est inconcevable», lance M. Lavoie.

Le président affirme que ses membres sont malheureusement les «champions» de l'absentéisme au travail. L'an passé, il a comptabilisé 30 000 jours de maladie à court et à long terme en plus de 7000 jours à combler pour des accidents au travail. Pour 2015, le coût de ces absences est évalué à 8 millions $

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