Accusé du viol d'une fillette

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(Québec) Entendre sa fille de sept ans dire qu'elle a été violée. C'est le cauchemar de Karine (prénom fictif), mère de la jeune plaignante dans le procès de Paul Bouvier, qui s'est ouvert mercredi au palais de justice de Québec.

Paul Bouvier, 56 ans de Québec, fait face au total à quatre accusations : agression sexuelle, contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels et avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite dans le but de faciliter la perpétration d'une infraction d'ordre sexuel.

En essuyant ses larmes, la mère de la petite plaignante a raconté toute la douleur ressentie lorsque sa fille de sept ans lui a déclaré le 14 juillet 2014 avoir été agressée sexuellement par Paul Bouvier. 

«J'ai été deux minutes à me répéter : "Ça se peut pas, ça se peut pas"», explique la jeune femme, en se tordant les mains.

Karine a accouché de sa première fille à l'âge de 17 ans. Une autre petite a suivi, quatre ans plus tard. Les papas ne sont plus dans le décor, mais Karine a gardé contact avec la mamie de Rosalie, son aînée.

C'est par cette dame qu'elle a connu Paul Bouvier en 2012. Le quinquagénaire, devenu un ami et un confident, l'a beaucoup aidée, elle et ses filles, explique Karine.

Bouvier a déménagé Karine de Beaupré jusqu'à Québec, il l'amenait faire l'épicerie en voiture et venait souvent à la maison prendre un café. Karine et ses filles appréciaient celui qu'elle appelait «Paulo». «Je faisais confiance», résume Karine.

En contre-interrogatoire, l'avocat de Paul Bouvier, Me Gabriel Michaud-Brière, a voulu savoir si la mère avait déjà eu des relations sexuelles avec son client. «Il m'a fait des avances souvent et m'a fait un cunnilingus une fois», a répondu Karine.

Au début de juillet 2014, Paul Bouvier propose à Karine d'amener Rosalie cueillir des fraises. Elle passera la fin de semaine chez le quinquagénaire, qui reçoit aussi à cette occasion sa fille atteinte d'un handicap mental. La fin de semaine suivante, Paul Bouvier réitère l'invitation, suggérant cette fois une sortie au cinéma.

«Paulo est amoureux de moi»

C'est au retour de cette deuxième fin de semaine que la petite déclare spontanément à sa mère qu'elle ne veut plus retourner chez Paul Bouvier. «Paulo est amoureux de moi», confie-t-elle. 

Sa mère la questionne. «Au début, elle était hésitante et avait peur que je la chicane, mais elle a fini par tout me dire», raconte Karine.

Après le choc, la mère appelle les policiers qui viennent la rencontrer et saisir les vêtements de Rosalie. Elle se rend ensuite à l'hôpital où sa fille est examinée. La médecin note une anomalie qui correspond, dans le langage médical, à un «trauma pénétrant au niveau vulvo-vaginal».

Le lendemain, Rosalie rencontre un enquêteur et fera une déclaration filmée.

La petite fille, aujourd'hui âgée de neuf ans, témoignera jeudi. Elle le fera par retransmission vidéo à partir d'une autre salle d'audience plutôt que de devoir témoigner dans l'imposante salle des assises criminelles.

De l'ADN dans la petite culotte

Dans sa déclaration d'ouverture du procès, la procureure de la Couronne Me Sarah-Julie Chicoine a indiqué aux jurés qu'une tache de sperme dans la petite culotte de Rosalie avait révélé l'ADN de l'accusé Paul Bouvier.

Une biologiste judiciaire viendra d'ailleurs témoigner.

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